Retour

À 28 ans, elle est la meilleure chef de restaurant au monde!

Daniela Soto-Innes IG

À l’annonce du palmarès des 50 meilleures femmes chefs de restaurants au monde, on ne peut qu’applaudir la victoire de la jeune chef mexicaine Daniela Soto-Innes! Cependant, une controverse entoure ce beau moment de vie pour elle : plusieurs se demandent pourquoi les hommes et les femmes chefs de restos ne se retrouvent pas dans le même palmarès? Pourquoi y a-t-il un Top 50 exclusivement pour les femmes? Ne jouent-elles pas dans la même ligue que les hommes, en tant que chefs de restaurants?

 

Wow, tout un exploit : à 28 ans, Daniela Soto-Innes est la lauréate la plus jeune parmi toutes celles qui ont mis la main sur ce prix, au fil des années. Elle est née au Mexique, mais sa famille a déménagé aux États-Unis quand elle avait 12 ans. Depuis 2014, c’est pas mal elle qui se cache derrière le succès du restaurant de mets à inspiration mexicaine Cosme, situé à New York! C’est en 2017 que son nom a commencé à faire son apparition parmi ce fameux Top 50 des meilleures femmes chefs.

via Instagram @Daniela Soto-Innes

Aujourd’hui, elle mérite grandement cet honneur de se retrouver à la tête de ce palmarès!

 

Psitt : dans une industrie – la restauration – qu’on dit dominée par une présence masculine, la cuisine du resto de Daniela, elle, est constituée à 67% d’employées féminines.

 

Un petit regard sur les meilleurs restaurants au monde, tant qu’à y être!

 

Top 10 des meilleurs restaurants au monde

  1. Mirazur, en France
  2. Noma, au Danemark
  3. Asador Etxebarri, en Espagne
  4. Gaggan, en Thaïlande
  5. Geranium, au Danemark
  6. Central, au Pérou
  7. Mugaritz, en Espagne
  8. Arpège, en France
  9. Disfrutar, en Espagne
  10. Maido, au Pérou

 

À noter que le restaurant de Daniela, Cosme, apparaît à la position 23 sur 50 et est l’établissement nord-américain le mieux classé du palmarès!

 

Controverse… et tristesse

À l’évidence, Daniela « rock » et pas à peu près dans une cuisine, mais ce concept de palmarès uniquement féminin soulève un questionnement, un genre de duel entre les hommes et les femmes. Tristesse ou controverse, personnellement, on peine à trouver le mot juste…

 

Controverse, car il est stupéfiant de constater que dans le monde de la restauration, les femmes chefs ne sont apparemment pas « aptes » à affronter les hommes chefs, même si l’intention n’est pas d’enlever le mérite qui revient à tous les hommes et à toutes les femmes chefs de restaurants, ni le talent qu’ils possèdent. Tristesse, car il est  troublant de constater qu’en 2019, quelqu’un quelque part ressent le besoin de séparer les hommes et les femmes en ce qui a trait à leurs aptitudes à se retrouver à la tête d’un restaurant.

 

Le pire dans tout ça : il n’y a pas de palmarès qui porte le nom « 50 meilleurs hommes chefs de restaurants au monde »! Pourquoi ressent-on le besoin de volontairement mettre les femmes dans une catégorie à part, dans ce cas?

 

Reste à voir si la controverse actuelle entourant ledit palmarès parviendra à allumer quelques lumières pour en venir au résultat (qui devrait pourtant être clair) que les femmes et les hommes chefs sont en mesure de se livrer un combat juste et équitable derrière les fourneaux et dans les casseroles de leurs restaurants…

 

(sources : ny.eater.com et theworlds50best.com)