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Au moins une douzaine de trous noirs au centre de notre galaxie

Il n'y a pas qu'un ou deux trous noirs au coeur de la Voie lactée, mais au moins une douzaine, et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, affirment des astrophysiciens américains et chiliens.

Selon l’Américain Charles Hailey, du Département d’astronomie de l'Université Columbia, il pourrait y avoir jusqu’à 40 fois plus de trous noirs de type stellaire.

Ces détections ont été rendues possibles grâce à l’observatoire spatial de rayons X Chandra de la NASA.

Un trou noir est un objet céleste invisible dont la force gravitationnelle est si forte que ni matière ni lumière ne peuvent s'en échapper. Il aspire tout sur son passage, comme un tourbillon sans fond. Il possède une masse extrêmement importante dans un volume très petit.

Il en existe au moins deux types :

  • les trous noirs stellaires qui se forment à l'occasion de l'effondrement gravitationnel de certaines étoiles massives en fin de vie qui explosent en supernovae;
  • les trous noirs supermassifs. Ils se trouvent au centre des galaxies et leur masse varie entre un million et des milliards de fois celle du Soleil.

Une théorie confirmée

La science avance l'idée que les trous noirs supermassifs sont entourés de grappes de trous noirs stellaires, mais cette réalité n’a jamais été confirmée par l'observation, même autour du trou noir supermassif au centre de notre Voie lactée, Sagittaire A, le plus proche de la Terre.

L’astronome Charles Hailey et ses collègues affirment que la découverte de 12 trous noirs stellaires près de Sagittaire A ne représente qu’une petite partie de ces objets qui doivent s’y trouver. Il en existerait de nombreux autres plus petits, qu’il est impossible de détecter actuellement.

Ainsi, ils seraient environ 500 à peupler l’entourage immédiat du noyau de la galaxie.

« En nous basant sur nos résultats, nous pensons qu'il y en a environ 10 000 à moins de trois années-lumière du trou noir supermassif », explique Charles Hailey. « Notre galaxie est tout à fait normale, donc si son centre abrite des tonnes de trous noirs, cela doit également être le cas pour la plupart des autres galaxies », conclut-il.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

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