Transformer des selles humaines en outils, c'est l'expérience qu'ont réussie des étudiants de l'Université de Calgary et qui leur a valu une médaille d'or à une compétition internationale d'ingénierie génétique.

Le groupe, composé d’étudiants en ingénierie et en santé, rêvait au futur et à un temps où les êtres humains vont chercher à coloniser d’autres planètes. Que faire des kilos de selles humaines durant ces voyages dans l’espace de plusieurs mois? Et comment s’assurer que les astronautes ont tout le matériel nécessaire pour de si longs voyages, sans surcharger la navette?

« Nous avons décidé de faire d’une pierre deux coups », explique Alina Kunitskaya, étudiante en quatrième année d'ingénierie à l’Université de Calgary.

Selon son coéquipier Sam Wilton-Clark, étudiant de deuxième année en sciences de la santé, l’équipe a modifié l’ADN de la bactérie E.coli pour qu’elle transforme l’acide des excréments en plastique bio. Après le passage dans plusieurs réservoirs et filtres, le produit obtenu peut être modelé selon la forme voulue avec une imprimante 3D. « Cela donne des clés à molette, des tournevis, tous les outils dont ont besoin les astronautes », dit Alina Kunitskaya.

Pour leur expérience, les jeunes n’ont pas utilisé de vraies selles humaines, mais un mélange utilisé par la NASA pour simuler des excréments.

Les étudiants promettent cependant que, même avec le produit original, l’odeur ne reste pas à la suite du processus. « Lorsqu’on va sortir le plastique du système, il sera sec, et tous les composants odorants seront enlevés », assure Alina Kunitskaya.

L'invention a recueilli beaucoup d’intérêt à la compétition International Genetically Engineered Machine Foundation’s Giant Jamboree, à Boston. Les étudiants veulent maintenant tester les outils dans un environnement en apesanteur.

Plus d'articles

Commentaires