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De nouvelles mesures pour protéger les grizzlys des trains

Plus de cinq années de recherche sur les collisions de trains avec les grizzlys auront permis de déterminer une chose: il n'y a pas de solution simple. Parcs Canada et le Canadien Pacifique se sont toutefois engagés à mettre en place de nouvelles mesures pour réduire au minimum les interactions des grizzlys avec les voies ferrés dans les parcs nationaux Banff et Yoho.

Un texte de Tiphanie Roquette

Au cours de la dernière décennie, au moins 10 morts d'ours grizzlis ont été attribuées à des collisions avec des trains. En 2010, Parcs Canada et Canadien Pacifique ont lancé un projet conjoint d'un million de dollars pour réduire la mortalité de ces ours.

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Les recherches scientifiques lancées au cours des cinq dernières années ont toutefois montré qu'il n'était pas facile d'expliquer pourquoi les ours utilisent les voies ferrées et les raisons pour lesquelles certains se font percuter par des trains. Sur les 21 grizzlis étudiés par la biologiste de l'Université de l'Alberta, Colleen Cassady St. Clair, seulement six se déplaçaient sur les voies ferrées.

Les déversements de grain, longtemps montrés du doigt comme la principale attraction des bêtes, ne se sont pas révélés être un facteur si déterminant. Colleen Cassady St. Clair a ainsi trouvé que la végétation était aussi plus luxuriante le long des rails, ce qui pouvait aussi attirer les animaux, mais aussi parfois empêcher leur fuite rapide.

La biologiste croit aussi que les différents métaux utilisés pour fabriquer les rails peuvent jouer un rôle dans les collisions des trains avec les grizzlys. Les matériaux enverraient des vibrations différentes, ce qui pourrait rendre les animaux confus sur la vitesse des trains et leur direction.

Contrôler la végétation

À la lumière de ces résultats complexes, les organismes ne peuvent présenter une solution toute faite pour empêcher les collisions. Ils préfèrent se tourner vers une série d'initiatives dans l'espoir de minimiser les risques.

Le Canadien Pacifique va investir 250 000 dollars par an sur trois ans pour étudier la végétation le long des voies ferrées, diminuer les plantes les plus attirantes et débroussailler les zones trop denses. Deux tapis qui lancent des impulsions électriques seront aussi installés près des stations de lubrification des voies qui ont été déterminées comme des zones très attractives.

Appareil innovateur

De son côté, Parcs Canada veut développer un réseau naturel de chemins à proximité des rails pour faciliter le déplacement des animaux hors de ces zones.

Les cinq années de recherche ont également permis à l'équipe de Colleen Cassady St. Clair de développer un petit appareil pour prévenir les ours de l'arrivée des trains. Des détecteurs envoient un signal à un appareil situé plus loin le long des rails, déclenchant un signal lumineux et sonore. L'équipe espère que les ours associent progressivement ces signaux à l'arrivée des trains et prennent ainsi la fuite plus rapidement.

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