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Dernière étape d'une mission canadienne dans l'Arctique pour cartographier les fonds marins

Le brise-glace Louis S. Saint-Laurent entame en fin de semaine la dernière étape d'une mission de cartographie dans l'océan Arctique, afin de fournir des informations essentielles pour le Canada qui y revendique le territoire au-delà des 200 miles nautiques.

Il s'agit de la troisième étape d'une longue mission de collecte de données dans le but de déterminer la portée du plateau continental canadien dans l'océan Arctique.

Il aura fallu près d'une décennie pour mieux connaître cette région, l'une des moins bien cartographiées du Canada.

En 2014, le Louis S. Saint-Laurent, accompagné du CCGS Terry Fox, avait été ralenti par la glace plus épaisse. Or, les conditions de navigation ont été plus favorables en 2015 et en 2016. ce qui a permis au Canada de récolter davantage de données près du pôle Nord. Le Louis S. Saint-Laurent sera accompagné par un plus gros bateau, le brise-glace suédois Oden.

Cette opération vise également à fournir des données appuyant la demande que compte faire le Canada auprès de l'ONU pour revendiquer le territoire au-delà des 200 miles nautiques habituellement accordés en vertu de l'article 76 de la Convention sur le droit de la mer.

Une demande en ce sens sera déposée aux Nations unies en 2018. Outre le Canada, le Danemark, la Russie, la Norvège et les États-Unis comptent réclamer ce territoire.

Selon la scientifique en chef de l'expédition, Mary-Lynn Dickson, le Canada pourrait ainsi ajouter près de 2 millions de kilomètres carrés à son territoire, soit l'équivalent de trois nouvelles provinces des Prairies.

Découverte d'une chaîne volcanique sous-marine

En route vers leur destination, les scientifiques à bord du Saint-Laurent ont fait une importante découverte : une chaîne de 25 à 30 volcans sous-marins au sud du Groenland.

Le Service hydrographique du Canada utilise une technologie de senseurs qui envoient des ondes à haute ou à basse fréquence pour mesurer la profondeur de l'océan. L'équipe de l'expédition effectue également des sondes sismiques pour mesurer l'épaisseur des sédiments au fond de l'eau.

« Nous accumulons beaucoup d'information, a expliqué le directeur général du Service hydrographique du Canada, Denis Hains. Nous devrons analyser, valider et parfois corriger ces données. »

Cette expédition est également cruciale pour les futures routes commerciales qui se multiplieront dans l'océan Arctique.

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