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Des anomalies thermiques dans la pyramide de Khéops

La seule des Sept Merveilles du monde antique encore existante n'a pas livré tous ses mystères.

Le recours à des caméras thermiques infrarouges a permis de détecter des anomalies thermiques dans trois blocs de pierre de la façade de la pyramide de Khéops, ce monument funéraire vieux de plus de quatre millénaires.

Ces blocs présentent des températures ayant jusqu'à 6 degrés Celsius d'écart avec leurs voisins immédiats.

Cette réalité se traduit sur les images par l'apparition de couleurs chaudes rouge et jaune, alors que le reste du monument funéraire se teinte du bleu au magenta, une signature thermique plus froide.

Ces variations pourraient s'expliquer par l'existence de zones vides à l'intérieur de la pyramide, par des courants d'air internes, ou par l'utilisation de différents matériaux de construction.

Les différentes théories seront étudiées d'ici la fin du projet d'analyse thermique des pyramides, en 2016.

Des scientifiques, parmi lesquels le Pr Xavier Maldague et son équipe de l'Université Laval, tentent actuellement de trouver des chambres cachées dans la pyramide, construite il y a plus de 4500 ans, à l'aide des plus récents outils technologiques.

Ils espèrent détecter la présence de chambres et de couloirs inconnus ou même des traces de rampes donnant de précieuses informations sur sa construction.

L'utilisation des caméras à infrarouges est une méthode non invasive et non destructrice qui permet de cartographier sans aucune intrusion le cœur des pyramides de Gizeh.

Ces caméras ont aussi servi début novembre à sonder la tombe de Toutankhamon à Louxor pour confirmer la crédibilité de la théorie de l'archéologue britannique Nicholas Reeves, qui pense que la légendaire reine Néfertiti y est enterrée dans une chambre secrète.

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