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Des aurores boréales pour la veille du Nouvel An?

Une tempête solaire pourrait donner la chance aux Canadiens à travers le pays d'apercevoir des aurores boréales le soir du Nouvel An.

Les lumières dansantes pourraient descendre jusqu'au 50e parallèle, révèle l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).

Le 50e parallèle se situe juste au nord de Winnipeg. Le NOAA rapporte que même le Nord-Ouest américain et l'Illinois pourraient avoir droit à ce spectacle, rarissime pour ces latitudes.

Ceux qui voudraient apercevoir ces magnifiques spectacles de lumière devraient rechercher un endroit où le ciel est peu pollué et dégagé pour la nuit du 31 décembre.

Les aurores boréales sont plutôt courantes aux pôles. « Les effets sont les plus forts autour des pôles magnétiques de la Terre », explique le physicien Piet Martens de l'Université de l'État de Géorgie.

Ainsi, les habitants du nord du Canada ont souvent la chance d'apercevoir ces ombres dansantes.

Une tempête solaire

Les tempêtes solaires peuvent être à l'origine des aurores boréales. La dernière, survenue le 28 décembre, a provoqué une éjection de masse coronale.

Une éjection de masse coronale est l'éruption d'un nuage magnétique provenant du Soleil et qui s'échappe dans l'espace, frappant parfois la Terre, comme cette fois.

Cela prend un moment avant que les effets soient perceptibles de la Terre, c'est pourquoi il y a un délai, bien que la tempête solaire soit survenue le 28 décembre.

Les éjections de masse coronale sont aussi souvent associées à des éruptions solaires, ce qui s'est aussi passé cette fois.

C'est une « éruption de rayons X, de rayons ultraviolets extrêmes et parfois même de rayons gamma, à partir d'un endroit précis sur le soleil », précise le professeur Martens. Aussi, plus « l'éruption solaire est grande, plus l'éjection de masse coronale est rapide », poursuit-il.

Une tempête solaire peut aussi déstabiliser les satellites et affecter les signaux radio. Les éruptions peuvent aussi provoquer des pannes de courant, mais le risque est faible, selon Piet Martens.

Le professeur croit que les systèmes GPS pourraient être altérés de « quelques mètres », mais que les téléphones cellulaires devraient être épargnés.

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