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Des champignons au secours des arbres menacés par les changements climatiques

Une étude de l'Université de la Colombie-Britannique, dans l'Okanagan, révèle que les spores dormantes de certains champignons anciens ont la capacité d'aider les espèces d'arbres modernes à s'adapter aux changements climatiques.

Ces champignons dits symbiotiques peuvent apporter eau et autres ressources aux arbres qui doivent survivre à de nouvelles conditions environnementales. Le professeur en biologie Jason Pither, coauteur de l'étude, précise que les champignons aident les arbres grâce à une relation de symbiose, c'est-à-dire que le champignon pousse dans les racines des arbres, qui, elles, jouent un rôle important dans leur nutrition.

Les champignons modernes contribuent généralement à l'adaptation climatique des arbres en recueillant de l'eau et des nutriments qu'ils peuvent apporter plus près des racines. En retour, les champignons absorbent les nutriments des arbres.

Une relation datant de plusieurs milliers d'années

Les champignons sont souvent utilisés par l'industrie forestière et agricole pour augmenter la production, explique M. Pither. Il ajoute que ces végétaux produisent des éléments comme des spores qui peuvent se trouver dans un état dormant dans le sol et dans le pergélisol (le sol gelé en permanence et imperméable des régions arctiques) pendant des dizaines de milliers d'années.

« Dans certaines de ces régions de pergélisol, ces spores auraient été déposées avant la dernière glaciation dans les écosystèmes anciens et auraient été enterrées d'une manière et à un moment tel qu'elles auraient effectivement été conservées plus profondément sous terre », affirme le chercheur. Selon lui, « à mesure que les choses et le climat changent, [il existe] la possibilité pour les racines des plantes modernes de s'enliser dans ces couches pour obtenir [ces spores] ».

L'idée, dit-il, est que ces spores anciennes qui étaient actives dans différentes conditions climatiques peuvent aider les espèces d'arbres modernes à résister à des températures extrêmes ou à la sécheresse.

Cependant, le biologiste affirme qu'il faudra qu'un ensemble de conditions soient réunies pour que les spores passent d'un état dormant à un état actif. Il cite en exemple une espèce de plante du désert qui ne fleurit qu'une fois dans sa vie dans les conditions parfaites.

Jason Pither espère obtenir du financement pour l'étape suivante, qui consiste à trouver des spores fongiques pour tester sa théorie.

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