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Des efforts pour sauver une plante rare à Kouchibouguac

Le parc national Kouchibouguac s'est associé à des botanistes pour tenter de sauver une plante rare qui se trouve sur son territoire, l'aster du Saint-Laurent.

Cette plante est classée « menacée » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Elle est à risque d'extinction si des efforts de conservation ne sont pas menés.

Un botaniste du Centre de données sur la conservation du Canada atlantique, David Mazerolle, précise que l'aster du golfe du Saint-Laurent (Symphyotrichum laurentianum) est la proche parente d'autres plantes comme le pissenlit, la marguerite et l'épervière.

« [L'aster du Saint-Laurent] ne se trouve que dans certains marais salants du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et des îles de la Madeleine », explique-t-il.

La plante poussait dans deux zones distinctes du parc Kouchibouguac, mais leur habitat a été détruit par une tempête en 2000. Ces habitats ont été ensevelis sous le sable, avec comme résultat que les graines de l'aster ne peuvent plus germer.

Des efforts ont été entrepris en 2003 et 2004 pour réintroduire cette plante, mais ils ont échoué.

Cette fois-ci, des botanistes du Centre de données sur la conservation et de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard ont ciblé un secteur côtier où l'aster du Saint-Laurent aura de meilleures chances de survie, selon eux.

L'exercice est important, selon David Mazerolle, puisque l'aster du Saint-Laurent ne se trouve nulle part ailleurs dans le monde.

« Toute espèce a une valeur intrinsèque, poursuit-il. La vie est comme une vaste toile. Nous ne savons jamais avec exactitude quels sont les liens entre les plantes, les insectes et les animaux qu'on trouve dans un écosystème donné. »

Les botanistes ne sauront pas avant le mois prochain si leurs efforts ont été couronnés de succès.

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