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Des microbes pour nettoyer un déversement de pétrole dans le Grand Nord?

L'Université du Manitoba et l'Université de Calgary font équipe pour étudier le nettoyage d'un éventuel déversement de pétrole dans l'océan Arctique.

La ministre fédérale des Sciences, Kirsty Duncan, octroie 10,7 millions de dollars pour étudier la place de la génomique microbienne dans la préparation des autorités en cas de déversement d'hydrocarbures dans le milieu marin de l'Arctique canadien.

« L’amincissement de la couverture de la glace de mer et les étés sans glace font en sorte que le passage du Nord-Ouest n’a jamais été aussi achalandé, ce qui fait augmenter le risque de déversements accidentels de diesel, de combustibles de soute ou d’autres contaminants liés au transport », expliquent les chercheurs dans leur énoncé de projet de recherche.

Les équipes manitobaines et albertaines vont étudier, à partir de l'observatoire maritime de Churchill et du navire scientifique Amundsen, la possibilité d'utiliser les communautés microbiennes marines pour aider au nettoyage ou à la biorestauration suite à des déversements pétroliers.

« Le nouvel observatoire de Churchill nous permettra d'étudier le processus de dégradation du pétrole dans des conditions ambiantes arctiques contrôlées », explique dans un communiqué Gary Stern, codirecteur du projet de recherche et professeur à l'Université du Manitoba. « L'idée c'est que nous pourrons imiter différents états thermodynamiques de la glace de mer et comment, dans ces conditions, différents prétroles bruts et hydrocarbures interagiront avec la microflore résidente dans un environnement contrôlé. »

Les communautés microbiennes marines aident déjà au nettoyage et à la biorestauration suite à des déversements pétroliers dans les régions du sud, où l'eau est chaude, mais son efficacité n'a pas été démontrée dans l’océan Arctique froid, recouvert de glace.

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