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Des océans à l’espace, l’océanographe canadien qui voulait devenir astronaute

Océanographe à l'Université de Victoria, Jay Cullen fait désormais partie des 72 candidats restants sur 4000 à espérer devenir l'un des deux nouveaux astronautes canadiens qui conduiront des expérimentations dans l'espace dans les prochaines années.

Jay Cullen a plutôt l'habitude d'explorer les fonds marins. Pourtant, son profil a retenu l'attention de l'Agence spatiale canadienne (ASC) qui a lancé, l'été dernier, un processus d'un an pour recruter deux nouveaux astronautes.

« Tout comme l'espace, les océans sont encore méconnus. C'est très excitant de les explorer, de les comprendre, de comprendre comment la planète fonctionne grâce à la science. Explorer l'espace demande, en quelque sorte, les mêmes compétences et le même intérêt », explique Jay Cullen.

Vivre dans un navire en marche au milieu des eaux agitées me permet d'avoir l'habitude de certains mouvements et de certaines accélérations que la plupart des gens n'ont jamais expérimentés.

Jay Cullen, océanographe

Les critères principaux de recrutement imposés par l'ASC sont une excellente santé, une formation universitaire en science, en génie ou en médecine et une variété d'acquis allant de la débrouillardise, à un bon sens du jugement en passant par de bonnes capacités d'expression orale en public. Parler les deux langues officielles du pays est également un atout.

« Les astronautes canadiens soutiennent les missions spatiales en cours et se préparent à une future mission en suivant une foule de formations. Leur travail se déroule principalement au Centre spatial Johnson de la NASA, à Houston, au Texas », explique l'ASC.

L'agence précise que les nouveaux astronautes seront appelés périodiquement à retourner au Canada pour participer à diverses activités et encourager les jeunes Canadiens à poursuivre leurs études dans les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques.

Les deux heureux élus intégreront dès cet été la prochaine classe d'astronautes de l'agence spatiale américaine, la NASA.

À la rencontre de Roberta Bondar et Chris Hadfield

Selon Jay Cullen, pour l'heure, les tests ont porté sur l'expérience professionnelle et universitaire des candidats, ainsi que sur leurs capacités cognitives et leur agilité à prendre des décisions éclairées.

L'océanographe, qui fait partie des quatre Britanno-Colombiens encore en lice, dit avoir hâte de passer à la prochaine série de tests qui porteront sur l'évaluation physique et les compétences sociales et mentales. « Nous allons rencontrer les autres candidats et il s'agit d'un groupe de personnes vraiment talentueuses, dynamiques. Ça va être amusant de les côtoyer », commente Jay Cullen.

Les candidats qui réussissent la prochaine étape auront ensuite l'honneur de rencontrer deux astronautes à la retraite, Roberta Bondar et Chris Hadfield.