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Des phoques gris comme assistants de recherche

Un réseau de recherche sur les océans établi à Halifax vient de recevoir une subvention d'Ottawa pour une recherche qui mettra à contribution les phoques gris de l'Île de Sable, au large de la Nouvelle-Écosse.

Le groupe Ocean Tracking Network, rattaché à l’Université Dalhousie, suit une centaine d’espèces marines menacées à l’aide d’équipements électroniques.

La technologie a tellement progressé qu’il est devenu possible d’installer de petits émetteurs sur le dos des phoques gris qui vont dans les profondeurs de l’océan Atlantique toute l’année.

Ces appareils sont équipés de capteurs qui enregistrent les conditions de l’océan Atlantique à différentes profondeurs et qui recueillent aussi de l’information sur les espèces marines que les phoques croisent dans leurs déplacements.

Ces renseignements sont ensuite relayés à un satellite lorsque les phoques font surface.

Des phoques qui vont partout

« C’est beaucoup moins cher de les mettre [les émetteurs] sur un animal parce qu’ils se promènent partout dans l’océan », explique Sara Iverson, la directrice scientifique du groupe de recherche.

Le réseau réalise souvent ses mesures de la vie aquatique à partir de bateaux, mais la méthode est trop coûteuse ou trop dangereuse à certains moments de l’année.

Il vient de recevoir 11,4 millions de dollars de la Fondation canadienne pour l’innovation pour mener ses recherches à l’aide de phoques.

La chercheuse Nenia Nowak est récemment revenue de l’Île de Sable où elle a récupéré des sondes qui avaient déjà été installées sur des phoques gris, pour pouvoir analyser les données recueillies.

« C’est très important », dit-elle, à propos de cette recherche. « Plus nous en savons [à propos des espèces menacées], mieux nous pourrons gérer ces espèces et les océans dans leur ensemble. »

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