Des robots flexibles imitant les muscles et qui pourraient éventuellement servir d'outils de réhabilitation ont été créés par des ingénieurs suisses.

Un texte d'Alain Labelle

L'équipe du Laboratoire de robotique reconfigurable de l'EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) explique que ses « soft robots » entrent en mouvement par injection d'air et peuvent être produits à grande échelle.

Les robots sont composés d'élastomères comme le silicone. Leurs moteurs sont inspirés des muscles et leur corps est composé de plusieurs « ballons ». Les mouvements des robots sont contrôlés en faisant varier la pression de l'air dans ces ballons.

Matthew Robertson et ses collègues ont même développé un modèle qui permet de prédire et de contrôler précisément le comportement mécanique de ces machines.

Outre la réhabilitation des patients, ces robots peuvent aussi servir à :

  • Manipuler des objets fragiles
  • Assister des personnes à mobilité réduite dans leurs tâches

Les travaux des chercheurs, publiés dans Nature - Scientific reports, montrent qu'il est possible de prédire précisément les mouvements d'une gamme de modules, dont la structure est faite de compartiments et de chambres placées en sandwich. Ces actuateurs (systèmes de commande à distance) en forme de concombre peuvent s'étirer sur près de 5 à 6 fois leur longueur et se plier de manière bidirectionnelle, selon les modèles.

Actuellement, les constructions en élastomères sont très résistantes, mais difficiles à contrôler.  La capacité de prédire comment et dans quelle direction ils se déforment améliore leur précision.

Des prototypes destinés au domaine médical ont également été mis au point, comme une ceinture faite de plusieurs éléments gonflables, qui vise à soutenir et à guider les mouvements de patients lors d'exercices de réhabilitation. Ces robots pourraient aider les personnes qui ont subi un accident vasculaire cérébral.

L'aspect médical de ces travaux a été décrit dans le journal Soft robotics.