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Deux Dieppois créent un logiciel d’entraînement cycliste innovateur

Le passe-temps ludique d'Alexandre Doucet et Maxime Boudreau prend une tournure inattendue. Les deux cyclistes de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, voient leur logiciel d'entraînement percer la sphère technologique, et leur rêve pourrait continuer de grandir.

Dans le sous-sol d'Alexandre Doucet, le vélo installé sur son support d'entraînement pourrait facilement passer inaperçu. Mais les quelques fils accrochés à la monture dévoilent des heures de travail.

Les deux amis ont créé Infinity Bike, un dispositif qui calcule la vitesse et la direction donnée au vélo dans la réalité, pour le transposer sur un logiciel où l'utilisateur peut faire des tours de piste dans le confort de sa maison.

« On a une piste et on se promène sur la piste en temps réel, explique Maxime Boudreau. Ça se fait à l'aide de différentes composantes électroniques qui vont mesurer la vitesse à laquelle on pédale et l'angle auquel on gouverne. »

Ce genre de logiciel d'entraînement existe déjà, mais il en coûte entre 500 et 1000 $, selon eux. Pour moins de 50 $, le grand public peut recréer l’invention à l’aide d’une imprimante 3D.

Deux prouesses technologiques leur ont permis de réaliser le projet.

Pour créer la majorité des pièces, ils ont utilisé des logiciels de type source ouverte - ou open source - libres d’accès sur Internet.

Ajoutez une imprimante 3D qui modélise les pièces pour une fraction du prix, la recette des deux Dieppois réunit les ingrédients du succès.

Logiciels de source ouverte

Certains sites voués au rayonnement de projets d’initiative privée parlent déjà d'eux, mais il s'agit avant tout d'un passe-temps pour les deux amis. Après tout, ils ont mis en branle le projet dans les dernières semaines.

« On est encore au début du projet, raconte Alexandre Doucet. Donc on s'attendait à avoir quelques commentaires pour nous pointer dans une bonne direction, mais vraiment, la réception a été très positive. »

Les deux hommes s’exercent avec des logiciels de type source ouverte depuis un certain temps. « Éventuellement, on a décidé qu'on était peut-être assez bons pour partager ce qu'on fait avec une communauté », raconte M. Doucet.

N'importe qui peut reprendre leur idée et l'améliorer, tant que les avancées demeurent accessibles en ligne gratuitement.

D'après les informations de Mathieu Massé

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