Les scientifiques qui s'affairent à développer de nouveaux médicaments à partir de toxines animales bénéficieront d'un coup de pouce supplémentaire grâce à la création de la plus grande base de données de venins au monde.

Le projet, baptisé Venomics, devrait être accessible à la communauté scientifique d'ici la fin du mois d'octobre. Les données, récoltées dans le cadre d'un partenariat entre la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la France et le Portugal, au terme de quatre ans de travail, seront stockées à Saclay, en banlieue de Paris.

Les scientifiques intéressés auront accès, sur Internet, à près de 25 000 séquences de toxines, généralement utilisées pour effectuer des analyses génétiques.

Grâce aux avancées technologiques des dernières décennies, comme la génomique, les scientifiques ont multiplié les travaux de recherche moléculaire dans le but de développer des médicaments visant à combattre les maladies cardiovasculaires ou auto-immunes, notamment.

Selon les représentants de l'Institut des maladies émergentes et des thérapies innovantes, qui est derrière le projet, Venomics s'inscrit dans cette lignée d'innovation puisqu'il permettra aux scientifiques d'étudier des phénomènes encore inconnus au plan génétique et biologique grâce à la variété des échantillons disponibles.

Les recherches sur les venins ont déjà permis l'élaboration de médicaments comme l'antidouleur Prialt, développé à partir des toxines d'un escargot.

Si deux autres bases de données de ce type existent déjà dans le monde, le projet Venomics deviendrait le plus important notamment en présentant des données sur plus de 200 espèces animales.

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