La découverte de pas d'hominidés incrustés dans de la cendre volcanique en Tanzanie laisse à penser que ces ancêtres de l'homme moderne étaient polygames.

La question se pose parce que l’archéologue italien Giorgio Manzi et ses collègues de l’Université de Rome ont découvert que les pas sont ceux laissés par un groupe d’individus, probablement des australopithèques, dont l’un était nettement plus grand que les autres.

Les chercheurs pensent qu’il pourrait s’agir d’un mâle marchant avec quelques femmes et leur progéniture.

En fait, la stature de 165 cm que permettent d’estimer ses empreintes fait de lui le plus grand australopithèque recensé à ce jour.

Giorgio Manzi

Comme ces empreintes semblent dater de la même période que les os fossilisés de la célèbre Lucy, les chercheurs pensent que celle qui est surnommée « la mère de l'humanité » pourrait avoir fait partie d’un groupe social comparable.

Explications

Les empreintes découvertes récemment appartiendraient à des Australopithecus afarensis, l'une des espèces d’hominidés les plus anciennes et les plus connues. Les restes de Lucy, découverts en 1974, dataient de 3,2 millions d’années et appartiennent à la même espèce ancêtre des humains.

Comme les gorilles

En 1976, d’autres empreintes découvertes en Tanzanie appartenant probablement à des australopithèques avaient été datées à 3,66 millions d’années et demeurent aujourd’hui les plus vieilles empreintes documentées de bipèdes .

Les traces mises au jour récemment l’ont été au moment de la construction d’un musée consacré à la découverte des premières traces. En fait, elles se trouvaient à seulement 150 mètres de celles trouvées en 1976 et pourraient même leur être associées.

La structure sociale du groupe semble plus proche de celle des gorilles que de celles des chimpanzés ou des humains modernes.

Ces observations en confirment d’autres réalisées en 2005 qui montraient que les australopithèques étaient capables de marcher sur leurs deux jambes.

Rappelons qu’une équipe de l'Université du Texas avait avancé l’idée en août dernier que Lucy était morte en tombant d’un arbre parce qu’elle souffrait à sa mort de fractures de l'humérus droit peu communes.

Le détail de la présente découverte est décrit dans la revue eLife.

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