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Étudier les impacts des changements climatiques sur la flore nordique

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) obtient une nouvelle chaire de recherche qui étudiera les réponses des espèces végétales nordiques aux changements climatiques.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

Les travaux de la Chaire de recherche du Canada en biologie intégrative de la flore nordique porteront notamment sur les façons dont certains végétaux migrent ou s'adaptent en réaction à des variations de climat.

Le titulaire de cette nouvelle chaire de recherche, le professeur Guillaume de Lafontaine, explique que les espèces peuvent réagir de trois façons : soit elles s’éteignent, soit elles se déplacent au fil des générations puisque les graines sont dispersées, soit elles développent des mécanismes pour s’adapter aux changements dans leur environnement.

Certaines de ces recherches seront menées au Bas-Saint-Laurent, dont un projet qui vise à savoir comment le pin gris au Kamouraska pourrait réagir à des températures plus chaudes. Un autre projet va étudier la migration de l’épinette blanche vers le nord.

M. de Lafontaine soutient que les changements climatiques se font sentir très rapidement dans les milieux nordiques, de sorte que les végétaux qui y vivent doivent réagir plus rapidement que ceux d’autres milieux.

La nouvelle chaire de recherche a aussi comme objectif de fournir des pistes de solution pour aider à la conservation des écosystèmes, en orientant par exemple le déploiement d'aires protégées.

Elle dispose d'une somme de 500 000 $ pour les cinq prochaines années.