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Explorer les confins d’un glacier pour mesurer les changements climatiques

La première personne à avoir escaladé les chutes du Niagara glacées tourne maintenant son attention vers le glacier Athabasca en Alberta. L'athlète Will Gadd souhaite faire le point sur l'impact des changements climatiques en observant la fonte des eaux au sein de ce glacier situé dans les Rocheuses.

« Nous voulons comprendre de quelle manière cette eau fondue se déplace. Ça risque d’être un projet vraiment génial », s'enthousiame le grimpeur de Canmore.

Son objectif : s’introduire dans le glacier par un moulin, un puits naturellement taillé par la fonte des eaux.

« L’eau fondue à la surface se répand sous le glacier durant l’été et se faufile dans les failles du glacier, puis elle dégèle et prend de l’expansion, pour ensuite craquer de nouveau. Une sorte de réseau de grottes souterraines est ensuite créé », explique Will Gadd.

« Pendant l’hiver, il est possible de descendre dans le moulin et de suivre l’eau qui devrait être glacée, afin de voir jusqu’où on peut descendre », précise celui qui a été nommé aventurier de l’année en 2015 par National Geographic.

Will Gadd ajoute qu’il a vu ce glacier fondre à un rythme alarmant : « Quand j’étais petit, il nous fallait cinq minutes de marche pour atteindre le glacier depuis la route. Maintenant, il faut marcher sur quelques kilomètres pour y avoir accès. Ça se voit à l’œil nu. Or, ce qui est moins évident, c’est combien ce glacier a fondu à la verticale. Si nous nous rendons dans le glacier, nous serons en mesure de le voir ».

La première descente est de 20 mètres à la verticale. Après une marche de 50 mètres dans le glacier, c’est l’inconnu.

La première mission d'exploration commence mardi, si la température le permet. Will Gadd ne sera pas seul dans cette aventure : des employés du Musée des sciences et technologies d’Ottawa, ainsi que de Parcs Canada et de National Science seront aussi de la partie.

D'après les informations de David Bell.

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