Si l'envie vous prend de vous assoupir après une longue journée à étudier, ne la combattez pas. Une nouvelle étude de l'Université de l'Alberta conclut que la sieste aide à la mémorisation.

Clayton Dickson, professeur de psychologie à l’Université de l’Alberta, a étudié avec des collègues le « sommeil à ondes lentes », une étape du sommeil qui survient juste avant le sommeil paradoxal, marqué par les rêves. Il a découvert que le sommeil à ondes lentes stimule la consolidation de la mémoire.

« C’est comme si les circuits produits par le cerveau durant le sommeil à ondes lentes répliquent les circuits que le cerveau a créés durant une période d’apprentissage, par exemple », explique-t-il.

Les chercheurs, en partenariat avec l’Université de Lethbridge, ont stimulé le sommeil à ondes lentes chez des participants et ont modifié les circuits du cerveau endormi en utilisant un champ électrique. Leur recherche a démontré qu’un champ électrique a un effet profond sur l’activité de l'ensemble du cerveau.

Un dispositif commercialisable?

Clayton Dickson n’est pas certain que sa recherche aidera les personnes atteintes de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la démence, parce qu’il ne lui est pas possible de dire si la mémoire des participants qu’il a étudiés était intacte.

Cependant, il affirme que cette découverte pourrait être utile pour les étudiants, particulièrement lorsqu’ils terminent une session d’étude et ont besoin de mémoriser beaucoup d’information en vue d’un examen. Il admet toutefois que cela pourrait être une pente glissante.

Le professeur croit qu’un dispositif de contrôle du sommeil pourrait être commercialisé à l'avenir. Ainsi, si une personne fait une sieste après avoir étudié ou suivi un cours, elle pourrait provoquer le sommeil à ondes lentes, afin de consolider sa mémoire.

Avant que les étudiants ne jouent avec leurs phases de sommeil, toutefois, il reste beaucoup de recherche à réaliser, selon le professeur.

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