Un vaccin expérimental contre la malaria a reçu vendredi l'aval de l'Agence européenne du médicament; une première dans le monde médical.

Fabriqué par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline, le vaccin appelé Mosquirix est le plus prometteur à ce jour, malgré un taux d'efficacité de 30 % et une protection qui diminue avec le temps.

Il est destiné aux enfants en bas âge, soit entre 6 semaines et 17 mois. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la malaria a tué 584 000 personnes en 2013, la majorité en Afrique subsaharienne. Plus de 80 % des victimes sont des enfants de moins de cinq ans.

Fruit de 30 ans de recherche, le Mosquirix est le premier vaccin antipaludisme à franchir cette étape d'approbation. Il ne manquera qu'une recommandation de l'OMS, attendue d'ici la fin de l'année, pour pouvoir aller de l'avant avec la distribution, notamment en Afrique subsaharienne.

Une efficacité modeste, mais non négligeable

Se basant sur les résultats d'une étude test, l'Agence européenne du médicament a conclu que, malgré son efficacité limitée, le rapport entre les bénéfices et les risques du Mosquirix était favorable.

Bien que le vaccin ne puisse prétendre éradiquer la maladie, sa distribution, jumelée à l'utilisation de moustiquaires et d'insecticides, apportera une contribution réelle au contrôle de la malaria sur les enfants des communautés africaines les plus à risque, estime quant à lui le directeur général de GlaxoSmithKline, Andrew Witty.

La firme britannique s'est engagée à ne tirer aucun profit du vaccin. Elle le vendra 5 % de plus que son prix de fabrication, et le bénéfice sera réinvesti dans la recherche sur la malaria et sur d'autres maladies tropicales. Des sources impliquées dans le projet ont indiqué travailler avec un prix cible de 5 $ par dose.

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