Le tabagisme laisse une « empreinte » sur le génome humain sous la forme de la méthylation de l'ADN, un processus épigénétique qui conditionne l'expression des gènes dans les cellules, montre une étude américaine.

Un texte d'Alain Labelle

Cette découverte laisse à penser que la méthylation pourrait devenir un indicateur important révélant l'historique du tabagisme d'une personne, et pourrait aussi fournir aux chercheurs des pistes potentielles pour créer de nouvelles thérapies.

La chercheuse explique que les effets du tabagisme sont toujours visibles dans l'ADN, même après que la personne a cessé de fumer. Ainsi, même des décennies après avoir cessé de fumer, les anciens fumeurs sont plus à risque d'avoir des maladies, y compris certains cancers, des maladies pulmonaires ou l'AVC.

Les auteurs de ces travaux pensent que la découverte de zones de méthylation de l'ADN associées au tabagisme permet d'espérer de créer des biomarqueurs capables d'évaluer l'historique de tabagisme d'une personne, et peut-être de mettre au point un traitement ciblant les maladies associées.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Circulation: Cardiovascular Genetics de l'American Heart Association.

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