Des astrophysiciens provenant des quatre coins du monde sont réunis cette semaine à Sudbury, dans le Nord de l'Ontario. La ville se démarque encore plus comme pôle de recherche en accueillant un important colloque international.

Grâce à son laboratoire de recherche fondamentale (SNOLAB), Sudbury est une destination prisée chez les astrophysiciens. Du 24 au 28 juillet, s'y tient le colloque international Topics in Astroparticle and Underground Physics (TAUP), une première au Canada.

L’événement accueille près de 350 spécialistes de la physique des astroparticules, qui proviennent d’une quinzaine de pays, dont le Japon, l’Inde et l’Australie.

Ils représentent « la crème de la crème », selon professeur de physique à l’Université Laurentienne, Ubi Wichoski.

« Les meilleurs chercheurs du monde sont présents ici, s’exclame-t-il en souriant. C’est fantastique d’avoir ces conférences à Sudbury. »

Le colloque a lieu tous les deux ans, depuis 1989. Lors des éditions précédentes, il a été organisé dans plusieurs villes européennes et américaines possédant d’importants centres de recherche en physique des astroparticules.

Plusieurs pays aimeraient accueillir ce colloque, avoue le professeur émérite David Sinclair, de l’Université Carleton à Ottawa.

« C’est très excitant pour les personnes qui travaillent dans ce domaine de venir à Sudbury, de visiter le laboratoire, et d’assister aux conférences où ils apprennent quelles sont les expériences qui ont lieu ici », ajoute-t-il.

« Nous sommes très contents d’accueillir cette conférence, révèle la physicienne et présidente du comité organisateur de l’événement, Christine Kraus. Nous sommes très fiers d’amener des gens ici ».

Pour les chercheurs, le colloque est l’occasion de partager leurs connaissances et de créer des collaborations, selon M. Wichoski. « Ces rencontres sont utiles pour connaître les nouvelles techniques, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas », explique-t-il.

Les chercheurs sont tous des spécialistes des astroparticules, c’est-à-dire des particules provenant de l’univers. Parmi celles-ci, M. Sinclair compte les neutrinos, les ondes gravitationnelles et les ondes cosmiques à haute énergie.

« Nous étudions les plus petites particules que nous connaissons, parce qu’elles influencent la physique que nous connaissons dans l’univers », explique M. Sinclair.

« On essaie de comprendre les mystères de l'univers », ajoute le chercheur de l'Université Laurentienne, Clarence Virtue.

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