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L’eau présente sur la Terre avant la formation de la Lune

Une grande partie de l'eau sur la Terre était présente avant la collision cataclysmique entre deux planètes, qui a mené à la création du système Terre-Lune, affirme une équipe internationale de scientifiques.

Un texte d'Alain LabelleLa planète aurait ainsi pu être recouverte de lacs, de rivières et d'océans beaucoup plus tôt qu’on ne l'avait estimé jusqu'à ce jour.

L’impact entre la Terre et l’autre planète se serait produit quelque 100 millions d’années après le début de la formation de notre système solaire, il y a 4,6 milliards d’années.

Selon la théorie avancée par une équipe internationale de scientifiques, la majeure partie de l’eau ne serait donc pas apparue sur la Terre à la suite de l’impact de petits astéroïdes ou de comètes, comme on le pensait auparavant.

En fait, selon ces travaux, pas plus de 5 à 30 % de l’eau serait parvenue à la Terre par ce processus d’impact.

Le chercheur britannique Richard Greenwood, de l’Open University, et ses collègues estiment par le fait même que l’eau liquide peut subsister à la suite de collisions géantes et qu’elle pourrait ainsi être abondante sur les exoplanètes. Une réalité qui augmente la probabilité de trouver des formes de la vie au-delà de notre système, selon eux.

Comparaison Terre-Lune

Les chercheurs ont comparé la composition en oxygène des roches lunaires, issues des six missions Apollo de la NASA sur la Lune, avec les roches volcaniques du fond de l’océan sur la Terre.

Ils n’ont détecté qu’une petite différence entre les roches lunaires et les roches terrestres.

« Cela montre la grande efficacité du mélange entre les deux planètes lors de la collision, et place des points de repère sur les matériaux qui ont pu parvenir à la Terre par la suite », ajoute-t-il.

Si la majeure partie de l’eau sur Terre était apparue après la collision, la composition en oxygène des roches lunaires et terrestres serait nettement différente. Cela suggère que l’eau liquide sur la Terre devait exister à un stade antérieur, avant l’impact de la formation de la Lune.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science Advances.