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L’Université de Calgary pionnière dans la lutte contre la leishmaniose

L'Université de Calgary a créé le premier laboratoire au Canada qui va étudier la transmission de la leishmaniose, une maladie parasitaire qui touche jusqu'à 1 million de personnes dans le monde chaque année.

Un texte de Tiphanie Roquette

Le laboratoire est en fait un insectarium. L’Université y élève une colonie de mouches des sables, des insectes responsables de la transmission du parasite Leishmania à l’animal et à l’humain.

L’objectif de ce laboratoire est de reproduire le plus fidèlement possible les conditions de transmission du parasite. Les mouches de sables vont ainsi nourrir de sang infecté du parasite sur une peau de poulet puis piqueront des animaux de laboratoire sous l’oeil des chercheurs.

Selon le professeur d’immunologie à l’Université de Calgary Nathan Peters, traditionnellement, une seringue était utilisée pour inoculer le parasite à un modèle animal, mais la seringue ne permet pas de reproduire toutes les caractéristiques chimiques qui accompagnent la piqûre d’un insecte et la réponse du corps à la piqûre.

« Nous avions ces vaccins expérimentaux qui avaient l’air prometteurs lorsque nous utilisions une seringue pour transmettre le parasite. Mais lorsque nous utilisions la mouche de sable, c’était un échec », explique le professeur Peters.

Avec ce laboratoire, les chercheurs veulent étudier comment le parasite passe de la peau au reste des organes et comment le système immunitaire répond. Ils espèrent trouver dans l’étude de ce processus des étapes qui pourraient faire l’objet de thérapies plus efficaces que les traitements actuels.

L’objectif ultime est cependant l’élaboration d’un vaccin contre la leishmaniose. « Et nous espérons que cela fasse ricochet sur d’autres maladies qui ont un mode de transmission similaire », s’enthousiasme le professeur Peters qui cite notamment la bactérie responsable de la tuberculose.

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