Manger chaque jour une tasse de petits fruits de chicoutai, d'airelles rouges ou de busseroles alpines augmente la sensibilité à l'insuline et par conséquent, aide à prévenir le diabète. C'est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l'Université Laval.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Le professeur André Marette, de l'Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels, s'est penché sur les effets de principaux agents actifs de ces baies : les polyphénols. Ces polyphénols se trouvent dans de nombreux fruits, mais en forte concentration dans les baies nordiques.

« Lorsqu'on donne, à des souris obèses, des extraits riches en polyphénols de ces trois petits fruits, on observe une diminution du diabète. [...] Le foie plein de lipides est complètement délipidé et la résistance à l'insuline, qui est la forme précoce du diabète, est également complètement diminuée », explique-t-il en entrevue à Bonjour la Côte.

Pour expliquer ces vertus curatives, l'étude met en lumière les effets des polyphénols sur la flore intestinale. Lorsqu’ingérés, ces polyphénols « préviennent l'inflammation associée à l'obésité ». À cela s'ajoutent les fibres alimentaires, les minéraux et les vitamines présents naturellement dans les baies. André Marette n'exclut pas que ces éléments aident à prévenir le diabète.

Mais la consommation de petits fruits ne suffit pas à enrayer tous les problèmes liés au diabète et aux problèmes de foie. « Ça prend une bonne nutrition, une bonne santé en général, nuance André Marette. L'étude qui nous concerne en est une de prévention. »

La chicoutai, les airelles rouges et les busseroles alpines ne sont pas les seules baies qui peuvent prévenir le diabète. La canneberge est reconnue comme capable « de renverser le diabète chez les animaux [testés] », affirme celui qui travaille au Centre de recherche de l'Institut universitaire en cardiologie et en pneumologie de Québec de l'Université Laval.

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