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La disparition des hommes de Florès intervenue plus tôt qu'estimé à ce jour

De nouvelles analyses laissent à penser que les hommes de Florès ont disparu il y a environ 50 000 ans, bien avant les 12 000 ans évalués jusqu'à aujourd'hui.

Un texte d'Alain Labelle

Depuis la découverte du premier squelette en 2003, les anthropologues débattent sur les origines de ces petits hominidés surnommés « hobbits » qui vivaient sur l'île de Florès en Indonésie.

À l'époque, la découverte de cette espèce Homo avait fait sensation, car certains scientifiques pensaient qu'elle aurait pu survivre jusque dans un passé assez récent.

Les récents travaux des anthropologues du Griffith University's Research Centre of Human Evolution (RCHE ) publiés dans le magazine Nature ne vont donc pas dans cette direction et semblent contredire la thèse que les habitants de l'île Flores auraient coexisté avec les humains modernes pendant des dizaines de milliers d'années.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont mesuré la quantité d'uranium et de thorium à l'intérieur des fossiles afin d'établir leur âge. Les résultats obtenus sont clairs.

L'archéologue Adam Brumm pense que l'Homo floresiensis a probablement subi le même sort que les Néandertaliens en Europe au contact de l'homme moderne.

Cela ne veut pas dire que l'homme moderne l'a exterminé, mais il a pu rendre sa vie plus difficile. Le nombre d'humains modernes l'a peut-être surpassé pour ainsi mettre la main sur les meilleures ressources alimentaires, par exemple.

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