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La NASA souligne, après 50 ans, la tragédie d'Apollo 1

L'agence spatiale américaine (NASA) a marqué vendredi le 50e anniversaire de l'incendie qui a empêché la mission Apollo 1 de voir le jour. Elle a présenté pour la première fois au public l'écoutille brûlée qui a piégé les trois astronautes dans le vaisseau spatial lors d'un test de routine avant le lancement.

Les astronautes Virgil « Gus » Grissom, Edward White et Roger Chaffee n'ont pas pu ouvrir l'écoutille de la capsule et ont été submergés par la fumée le 27 janvier 1967. Les équipes de secours se sont précipitées pour tenter d'éteindre l'incendie sur la rampe de lancement, mais il était trop tard.

L'écoutille a été incorporée dans un nouveau module au Kennedy Space Center pour rendre hommage aux trois astronautes et rappeler les risques du vol dans l'espace.

Les enquêteurs ont découvert plusieurs problèmes relatifs à la conception du vaisseau Apollo, et notamment un problème de câblage électrique et de matériaux inflammables dans la cabine de l'équipage.

La NASA a procédé à des dizaines de modifications et a repris les vols en octobre 1968. Ces derniers ont préparé l'alunissage historique d'Apollo 11 en juillet 1969.

D'autres commémorations ont eu lieu cette semaine à la NASA : un hommage à l'équipage de la navette spatiale Challenger, tué lors du lancement le 28 janvier 1986, et un hommage aux astronautes de la navette Columbia, morts lors de la dislocation de leur vaisseau lors de son retour dans l'atmosphère le 1er février 2003.

Aujourd'hui, la NASA se prépare à transmettre aux sociétés privées SpaceX et Boeing la mission d'acheminer les équipages vers la Station spatiale internationale (ISS). Cela pourrait être en vigueur dès 2018.

L'ancien astronaute et directeur du Kennedy Space Center, Bob Cabana, a souligné l'importance d'une culture d'entreprise où le personnel se sent libre d'exprimer ses préoccupations. Les problèmes de gestion et de communication ont contribué aux deux accidents de navette spatiale.

« J'ai toujours des inquiétudes », déclare Bob Cabana. « Il faut continuer à parler franchement et à s'assurer que tout le monde est entendu. »

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