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Les arts du cirque sous la loupe des scientifiques

Les arts du cirque nous émerveillent, mais on oublie que les acrobates aériens sont aussi des athlètes de haut niveau. Maîtriser l'art du cirque exige une discipline et une formation de plusieurs années. Les vrilles, les saltos et les chutes peuvent avoir un impact sur le corps de ces athlètes.

Un texte de Daniel Carrière de l'émission Découverte

Pour réduire les blessures et améliorer leur entraînement, l'École nationale de cirque à Montréal a fait appel à des chercheurs universitaires qui ont passé des mois à mesurer les forces dynamiques générées lors de leur formation. Les recherches de Marion Cossin, de l'École polytechnique de Montréal, et de François Prince, de l'Université de Montréal, démontrent que les acrobates aériens absorbent des forces impressionnantes lors de l'exécution de leurs numéros.

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Marion Cossin a analysé 302 mouvements dans cinq disciplines aériennes, le cerceau, la corde lisse, les sangles, le tissu et le trapèze danse. Elle s'est particulièrement intéressée aux chutes libres lorsque l'athlète lâche le trapèze et se rattrape avec une partie de son corps. Les résultats préliminaires montrent que, lors de leurs numéros, les acrobates génèrent jusqu'à 8 fois le poids de leurs corps; c'est plus de 1000 livres de pression qu'ils absorbent avec la cheville, la hanche, la main ou la cuisse.

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François Prince a évalué la dépense énergétique des étudiants lors de leur formation. Il a constaté que certains exercices au sol génèrent des accélérations de 5G, soit les mêmes forces que celles ressenties par un pilote aux commandes d'un avion de chasse.

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À l'exception de quelques recherches en France dans les années 2000, les arts du cirque n'avaient pratiquement jamais fait l'objet de recherches scientifiques. Les écoles de cirque pourront se servir de ces données pour ajuster leur entraînement. Les acrobates blessés pourront aussi s'en servir en éliminant des gestes trop violents qui risquent d'aggraver leurs blessures.

La recherche de l'École nationale du cirque démontre qu'il faut préparer le corps des étudiants comme celui des athlètes de haut niveau s'ils veulent absorber ces grandes forces dynamiques sans se blesser.

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