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Les champignons hallucinogènes au coeur d'une recherche à l’Université de Victoria

La thèse de recherche de Lindsay Shaw, étudiante en maîtrise à l'Université de Victoria, explore les raisons qui poussent certaines personnes à consommer de façon récréative et quotidienne des champignons aux effets hallucinogènes, communément appelés champignons magiques.

Lindsay s’est découvert un intérêt pour le sujet en analysant les résultats d’une étude de l'Institut canadien de recherche sur la consommation de substances illicites chez les étudiants.

L’étudiante a été surprise de constater que 27 % des participants à cette recherche avaient consommé des champignons hallucinogènes dans les 30 jours précédents.

De plus, une autre proportion de 23 % de l'échantillon d'étudiants disait avoir consommé cette drogue au moins une fois dans sa vie.

« Lorsque j’ai pris connaissance de ces résultats, cela m’a paru élevé. J’en suis venue à me demander pourquoi les gens prennent des champignons hallucinogènes et ce que ça représente pour eux », précise Lindsay Shaw en relatant l’origine de son sujet d'étude.

En d’autres mots, elle veut étudier le rôle culturel et social de ces champignons.

L’étudiante reconnaît qu’il y a actuellement peu d’études sur le sujet. Elle peut toutefois dire qu’il y a différentes raisons pour lesquelles on prend cette drogue. Certains le font pour combattre leur anxiété ou des maux de tête. D'autres le font à l'occasion d'une fête d’amis ou lorsqu’ils sont dans la nature.

Une participation massive

Lindsay Shaw se dit très surprise qu'autant de personnes soient prêtes à participer à sa recherche et à se confier. Elle constate que les consommateurs étaient ouverts à parler de leurs expériences avec les champignons hallucinogènes. « C’était incroyable, en 30 heures, j'ai eu environ 300 messages. J’en suis très contente », dit-elle.

Lindsay ajoute que des personnes de partout sur la planète l’ont contactée afin de participer à sa recherche. « C’est incroyable d’entendre les histoires des gens », mentionne-t-elle. L'étudiante réalise que chaque personne a une expérience unique, parfois positive, d’autres fois négative.

Les entrevues dans le cadre de sa recherche vont commencer le mois prochain et elle espère avoir des résultats dans les mois à venir.

Lindsay est d’avis que cette étude peut avoir un effet positif dans la société comme la création de meilleurs programmes sociaux.

Elle rappelle qu’il est toujours illégal de posséder et de distribuer des champignons hallucinogènes au Canada.

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