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Les défibrillateurs implantables donnent plus de chocs l'hiver, selon une étude

Les grands froids canadiens peuvent augmenter le nombre de décharges électriques que reçoivent les personnes qui ont un défibrillateur cardioverteur implantable (DCI), selon une étude.

Le cardiologue winnipégois Justin Cloutier et son équipe de chercheurs ont présenté les résultats de leur étude lors du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire à Montréal.

Le Dr Cloutier explique qu'il a décidé d'étudier l'effet du froid sur le DCI - un appareil informatisé qui surveille le rythme cardiaque et, au besoin, produit une décharge électrique pour contrôler les battements irréguliers - après qu'une autre de ses études eut révélé une corrélation entre le temps froid et la fréquence des crises cardiaques.

« Nous sommes bien placés pour étudier ce phénomène à Winnipeg, étant donné notre climat », lance Justin Cloutier.

L'équipe du Dr Cloutier a compilé les données météorologiques d'Environnement Canada entre janvier 2010 et décembre 2015 et les a comparées aux données cliniques de patients qui avaient un DCI.

Ils ont découvert que les patients étaient 26 % plus susceptibles de recevoir une décharge électrique de leur DCI lorsque le mercure tombait sous la barre de -10 degrés Celsius. Le risque était 9 % plus élevé lorsque la température oscillait entre -10 et 10 degrés Celsius.

Bien que les chocs délivrés par les DCI peuvent sauver des vies, ils ne sont pas sans conséquence pour les patients qui les reçoivent. « Certains patients les comparent à un coup de sabot de cheval en pleine poitrine », explique Justin Cloutier.

Le Dr Cloutier ne conseille toutefois pas aux personnes ayant un DCI de rester chez elles lorsqu'il fait froid. « Nous savons que le fait d'être à l'extérieur, être actif physiquement, c'est bon pour la santé cardiaque, rappelle-t-il. Je crois qu'il faut faire preuve de bon sens et s'habiller convenablement lorsqu'il fait froid. »

Selon un texte de Bryce Hoye, CBC News

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