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Les grizzlys à mauvais comportement l’apprennent de leur mère, selon une étude

Les oursons qui ont regardé leur mère entrer en conflit avec des humains sont plus susceptibles de le faire aussi, selon une étude de l'Université de l'Alberta.

L'écologiste de la faune et chercheuse Andrea Morehouse dit qu’il s’agit d’une preuve d'apprentissage social chez les grizzlys.

« Si nous pouvons empêcher les grizzlys femelles de devenir des ours à problème en premier lieu, nous pouvons empêcher l'apprentissage social des comportements à problèmes chez les petits et aider à arrêter le cycle à sa source », estime-t-elle.

Les résultats sont basés sur une étude portant sur 2043 grizzlys de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et du Montana, aux États-Unis.

Les mâles non impliqués

Andrea Morehouse et ses collègues ont créé des arbres généalogiques de grizzlys à l'aide d'échantillons d'ADN prélevés au cours des dernières années sur des ours capturés, mais aussi sur de la fourrure recueillie sur des arbres ou des clôtures.

Les chercheurs se sont concentrés sur des grizzlys qui avaient été impliqués dans des attaques contre des humains, du bétail ou des animaux domestiques, ainsi que sur des ours qui se nourrissent d’ordures.

Si, l’équipe de Mme Morehouse a établi un lien entre les mères et leurs oursons en matière de problèmes comportementaux, le père semble, lui, exclu de l'équation.

« Les oursons grizzlys vivent avec leur maman pendant environ deux à trois ans, explique-t-elle. Ce sont les mamans qui élevènt la progéniture. Les grizzlys mâles ne participent pas à cela. »

Aucun lien génétique

Les résultats de l’étude suggèrent que le comportement n'est pas transmis génétiquement et qu’il est nécessaire de prévenir les mauvais comportements chez les mères grizzlys.

L’utilisation accrue de clôtures électriques, des poignées plus résistantes sur les bacs à ordures et le retrait rapide du bétail mort sur les fermes sont des solutions pour prévenir les mauvais comportements à la source.