Le sens d'un mot est suffisant pour déclencher une réaction des pupilles, ont montré des chercheurs européens.

Un texte d'Alain LabelleAinsi, lorsqu’une personne lit ou entend un mot avec un sens associé à la luminosité (soleil, par exemple), ses pupilles se rétractent comme si elles étaient effectivement exposées à une plus forte luminosité.

L’inverse est aussi vrai, comme pour un mot dont le sens est associé à l’obscurité (nuit, par exemple).

Ces observations montrent ainsi que la taille des pupilles ne dépend pas seulement de la luminosité des objets observés, mais également de la luminosité dans les mots évoqués par écrit ou à l'oral.

Elles laissent à penser que les images mentales des mots lus ou entendus sont créées automatiquement par le cerveau et qu'elles seraient la raison pour laquelle les pupilles deviennent plus petites, comme si le soleil était vraiment là devant nos yeux.

Ces travaux soulèvent de nouvelles questions. Ainsi, les images mentales sont-elles nécessaires pour comprendre le sens des mots ou ne sont-elles, au contraire, qu'une conséquence indirecte du traitement du langage dans le cerveau, comme si notre système nerveux se préparait, par réflexe, à la situation évoquée par l’analyse d’un mot entendu?

Les auteurs de cette étude publiée dans le journal Psychological Science veulent maintenant poursuivre leurs travaux en variant les paramètres du langage et en testant leur hypothèse dans d'autres langues que l'anglais.

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