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Mieux détecter les feux de forêt grâce à l'intelligence artificielle

Une étude l'Université de l'Alberta publiée ce mardi prône une meilleure utilisation de l'intelligence artificielle pour détecter les conditions météorologiques propices aux départs de feux de forêt.

Les feux de forêt brûlent en moyenne 2 millions d'hectares de territoire chaque année au Canada, et ces incendies éclatent en seulement quelques jours, dans un laps de temps où les risques de départ de feu sont les plus élevés.

« La plupart des feux surviennent pendant une courte période de conditions climatiques intenses ou le climat est chaud, sec et venteux », explique Mike Flannigan, coauteur de l'étude et professeur à l'Université de l'Alberta.

Ce constat a incité des chercheurs de l'université de l'Alberta à s'intéresser à l'utilisation de l'intelligence artificielle. Au terme de trois ans de recherche en collaboration avec l'Université de l'Oklahoma, les scientifiques ont publié leur étude dans le Canadian Journal of Forest Research (en anglais).

« Nous utilisons quelque chose appelé "carte auto adaptative" pour être capable de prédire quand la météo est propice aux départs de feux », poursuit Mike Flannigan.

« Le degré de confiance diminue rapidement plus on regarde loin dans le temps. Ça nous donne quelques heures ou quelques jours de plus pour prévoir les situations à haut risque », explique de son côté Marc-André Parisien, chercheur au Centre de foresterie du Nord de Ressources naturelles Canada.

Cette méthode se base sur un ensemble d'algorithmes numériques s'apparentant à un réseau de neurones artificiels, et utilise les variables de pression atmosphérique qui ont une incidence sur les conditions météorologiques.

« Les cartes auto adaptatives se concentrent sur la reconnaissance de formes », indique Mike Flannigan.

« Des centaines de facteurs peuvent affecter ce qu'il se passe. Avec l'intelligence artificielle, on essaye de détecter les indices qui nous pointent vers des conditions qui peuvent être particulièrement dangereuses », poursuit Marc-André Parisien.

Il espère maintenant collaborer avec l'Alberta, qui a financé une partie de l'étude, et d'autres provinces afin de réaliser des essais pratiques.

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