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Mieux vaut des protéines d'origine végétale qu'animale, selon une étude

Manger des protéines d'origine végétale plutôt qu'animale pourrait réduire les risques de décès chez les gens qui ont des habitudes de vie malsaine, comme le tabagisme ou une consommation d'alcool excessive, avance une étude publiée lundi dans le Journal de l'Association médicale américaine de médecine interne.

Des chercheurs de l'Université Harvard en arrivent à cette conclusion après s'être penchés sur la consommation de protéines de 131 342 infirmières et d'autres travailleurs de la santé pendant une période variant de 26 à 32 ans.

Puisqu'il s'agit d'une étude par observation [sans intervention externe, NDLR], les auteurs préviennent qu'ils ne peuvent affirmer que le type de protéine consommé - animale ou végétale - influence directement la longévité. Il est aussi possible que les habitudes des travailleurs de la santé ne soient pas représentatives du reste de la population adulte.

N'empêche, mieux vaut manger des protéines végétales et non animales, estime le Dr Mingyang Song, l'auteur principal de l'étude. « Si vous devez choisir entre des produits d'origine animale, tentez d'éviter la viande rouge et les charcuteries », précise-t-il. « Il serait préférable de manger du poisson et du poulet. »

L'étude est parvenue à une conclusion surprenante : manger de la viande rouge ou d'autres protéines d'origine animale, comme les oeufs et le fromage, n'augmente pas le risque de décès chez les personnes ayant de bonnes habitudes de vie.

« On s'attendait à ce que l'impact soit moins important dans le groupe des personnes ayant un mode de vie sain, mais pas à ce que ce lien disparaisse complètement », concède le Dr Song.

Les participants présentant au moins un facteur de risque (tabagisme, consommation élevée d'alcool, surpoids, obésité, manque d'activité physique) voyaient cependant le risque de décès augmenter en cas de consommation excessive de protéines animales. 

Chez ces participants, les chercheurs ont constaté qu'une hausse de 10 % de la consommation de protéines animales ferait augmenter de 2 % les risques de mortalité en général et de 8 % les risques de mort cardiaque.

Inversement, une hausse de 3 % de la consommation de protéines végétales chez ces mêmes personnes ferait diminuer de 10 % les probabilités de mortalité en général et de 12 % les risques de mort cardiaque.

Les chercheurs ont incidemment constaté que les personnes ayant un style de vie plus sain consommaient davantage de protéines végétales et que celles adoptant de moins bonnes habitudes de vie consommaient plus de protéines animales.

Cette recherche tend à confirmer ce qu'affirmaient de nombreuses études utilisant différentes approches, selon la professeure associée de l'Université George Washington Kim Robien. La protéine végétale réduirait les risques de maladies chroniques, telles que les problèmes cardiovasculaires, le diabète ou le cancer.

Les raisons pour lesquelles les protéines végétales sont liées à un risque plus faible de mortalité restent toutefois un mystère, souligne toutefois le Dr Song.

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