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Migrants à Cornwall : les résidents sont devant l'inconnu

Cornwall, dans l'Est ontarien, s'est réveillée dimanche avec 294 demandeurs d'asile qui tentent d'apprivoiser leur nouvel environnement. Les résidents de la ville semblent les accueillir avec ouverture, mais plusieurs déplorent le manque d'information qui leur est communiquée.

Dimanche matin, des familles haïtiennes ont rejoint les paroissiens francophones dans une église de Cornwall.

« Je suis allé à l’église ce matin à 9 h 30 et il y en avait là déjà. Ça a bien marché, on a tapé des mains, tout le monde a tapé des mains », a rapporté Richard Dagenais.

Pour l’instant, la police de Cornwall ne déplore aucun incident impliquant des demandeurs d’asile, qui peuvent circuler dans la ville.

Des citoyens dépassés

Dans la communauté, des gens d’affaires et des résidents veulent faciliter leur intégration, mais ils ne savent pas où donner de la tête.

« Il y a beaucoup d'information qui n'est pas vraiment bien partagée, bien transmise, donc je pense qu'il y a encore une mauvaise conception de qui est arrivé et de comment ils sont arrivés. Mais une fois que ça va sortir, les gens de Cornwall, c'est du monde bien accueillant et qui veut aider le monde », a jugé Alain Legault, un résident.

L’administration municipale est bien au fait de cette problématique.

« Mon inquiétude, c’est que nous n’avons pas toutes les informations du gouvernement fédéral. Ce n’est pas encore clair. Et c’est difficile pour nous de bien répondre aux questions des résidents », a expliqué la conseillère municipale et mairesse suppléante, Bernadette Clément.

Mme Clément dit vouloir établir un contact avec le gouvernement fédéral pour connaître la suite des choses. Le conseil municipal tiendra une rencontre d'urgence demain après-midi pour parler de ce dossier.

Au Centre Nav, les militaires ont continué dimanche d'aménager les campements. La cinquantaine de tentes pourront accueillir chacune dix personnes.

« Maintenant, la planification est de transférer la gestion du camp à la mi-semaine prochaine et pas avant qu'on ait confiance que les services d'urgences ou quelque chose comme ça soient en place », a indiqué Karyn Mazurek, porte-parole des Forces armées canadiennes.

D'après un reportage d'Antoine Trépanier

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