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Mission ExoMars : l'atterrisseur Schiaparelli serait perdu

Le déclenchement trop rapide du parachute aurait modifié le comportement de l'atterrisseur Schiaparelli quelques instants avant son contact avec le sol martien et aurait entraîné sa perte.

Un texte d'Alain Labelle

Les responsables de la mission ExoMars à l'Agence spatiale européenne (ESA) en viennent à cette conclusion après avoir analysé les données télémétriques renvoyées par la sonde lors de sa descente.

Les rétrofusées, qui devaient également ralentir sa vitesse, seraient aussi entrées en action trop rapidement. L'ESA n'a cependant pas abandonné tout espoir. Ses ingénieurs vont tenter de faire redémarrer son émetteur-récepteur, mais ils ont rappelé que ses batteries ne devaient durer que quelques jours. Les chances sont donc très minces.

L'atterrisseur devait atteindre la plaine Méridiani pour y rejoindre le robot Opportunity de la NASA, toujours en service, qui s'y trouve depuis 2004.

Les États-Unis restent ainsi le seul pays à avoir réussi à placer des sondes fonctionnelles sur Mars. L'Europe a déjà posé avec succès le module Huygens à la surface de Titan, lune glacée de Saturne, en 2005.

Les responsables de la mission ExoMars estiment que les données renvoyées par la sonde lors de sa descente permettront de mieux préparer une prochaine tentative.

TGO en orbite

Mais il n'y a pas que des mauvaises nouvelles pour l'ESA. Son orbiteur TGO a réussi à se placer en orbite autour de la planète après une série de manœuvres délicates.
Ses premières images devraient être publiées dans les prochains jours.

TGO « reniflera » l'atmosphère martienne pour détecter des gaz à l'état de traces comme le méthane. Il effectuera ainsi un inventaire complet des gaz à la surface de la planète. Il servira aussi de relais de communication pour d'autres sondes martiennes européennes qui seront déployées d'ici 2020, mais également pour les robots américains actuellement sur Mars. TGO commencera sa mission scientifique à la fin de l'année 2017, après une année de manœuvres de freinage destinées à circulariser son orbite.

Les sondes TGO et Schiaparelli ont parcouru pas moins de 486 millions de kilomètres depuis leur départ de la Terre, le 14 mars dernier.