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Nouvel espoir d’un traitement contre la calvitie

La mise au point d'une technique de culture très rapide de follicules capillaires par des scientifiques japonais relance l'optimisme dans la création d'un traitement efficace contre l'alopécie androgénétique, communément appelée calvitie.

Un texte d'Alain LabelleCe nouveau traitement pourrait aussi remédier aux pertes de cheveux dues à la chimiothérapie ou à certaines maladies.

Environ 25 % à 30 % des hommes présentent des signes de calvitie au début de la trentaine. La moitié d'entre eux auront une perte importante des cheveux à 50 ans.

De nombreuses équipes de recherche tentent depuis des décennies de trouver une solution à la perte des cheveux. La thérapie régénératrice du cheveu humain est l’un des champs de recherche les plus prometteurs.

Cette thérapie consiste en gros à régénérer les follicules pileux, les petits organes qui permettent aux cheveux de pousser et de se soutenir. Le plus important obstacle que doivent surmonter les chercheurs dans ce champ de recherche est la préparation à grande échelle d’agrégations cellulaires connues sous le nom de germes de follicules pileux. Ces germes sont en quelque sorte l’endroit où naissent et se développent les cheveux.

Dans ses travaux, l’équipe japonaise a réussi à cultiver en laboratoire jusqu'à 5000 de ces germes simultanément en quelques jours. Mieux, une fois transplantés chez la souris, il a été possible d’observer la croissance de cheveux.

C’est beaucoup mieux que les techniques existantes qui parviennent à créer une cinquantaine de ces germes à la fois.

Elle a ensuite évalué la faisabilité de sa méthode sur des souris. L’expérience a été concluante : une génération de cheveux noirs est apparue au niveau du dos et du cuir chevelu des rongeurs. Les poils régénérés présentaient le cycle capillaire typique des poils murins.

Des tests sur des humains ne sont pas envisagés avant cinq ans, et un traitement pourrait voir le jour d’ici 10 ans.

À l’heure actuelle, des traitements médicamenteux peuvent ralentir la chute des cheveux, mais ils ne parviennent pas à inverser le processus.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Biomaterials.

En mars 2012, le dermatologue George Cotsarelis et ses collègues de l'Université de la Pennsylvanie ont mis en lumière le rôle d'une certaine protéine, la prostaglandine D synthétase, dans la perte des cheveux. Une première mutation génétique associée à la calvitie a été mise au jour en 2008.

En 2006, le processus moléculaire permettant à des cellules embryonnaires de devenir des cellules capillaires a été identifié par des chercheurs britanniques.

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