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Remue-méninges à Vancouver pour la survie des épaulards

Des scientifiques, des groupes autochtones, l'industrie maritime et des membres du gouvernement canadien sont réunis à Vancouver, mercredi et jeudi, pour trouver des initiatives visant à freiner le déclin de la population d'épaulards dans les eaux de la côte ouest du pays.

Le symposium s'inscrit dans le plan de protection des océans annoncé par le gouvernement de Justin Trudeau en novembre 2016.

Le dernier recensement de cette population de mammifères marins tenu en juillet montre qu'il reste seulement 77 épaulards répartis en trois groupes dans le sud de la Colombie-Britannique.

Ce nombre pourrait même être revu à la baisse, selon Lynne Barre, coordonnatrice de la sauvegarde des orques auprès de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).

Menace du bruit

La NOAA encourage le gouvernement canadien à adopter des règlements similaires à ceux en vigueur aux États-Unis qui protègent les épaulards des bruits des bateaux.

L'observation des mammifères marins est devenue une industrie florissante autant en Colombie-Britannique que dans l'État de Washington. Le gouvernement américain est toutefois intervenu en 2011 en imposant une distance de 182 mètres entre les animaux marins et les embarcations.

Les Américains ont aussi instauré une interdiction d'emprunter la voie des baleines ou de les intercepter.

« On a observé un avantage pour les baleines et cela n'a pas eu d'impact sur l'industrie d'observation de la faune maritime », affirme Lynne Barre.

La directrice de la Georgia Strait Alliance, Christianne Wilhelmson, croit qu'il faut que tout le monde collabore pour préserver l'espèce.

Le Canada lent à intervenir

Le gouvernement canadien a proposé des règlements semblables il y a cinq ans, mais rien n'a encore été approuvé. Selon la loi actuelle, une personne peut être accusée d'avoir perturbé une baleine, mais le poids de la preuve de toutes les allégations est géré par le ministère des Pêches et Océans du Canada.

Lynne Barre croit que les deux pays devraient harmoniser leurs politiques dans ce dossier.

Des animaux « acoustiques »

« Le son des bateaux, surtout les petits qui se déplacent vite, interfère avec leur sens de l'orientation qui les aide à naviguer et à chasser », explique Lynne Barre.

Le but de la rencontre à Vancouver est de trouver des solutions pour assurer la survie des épaulards.

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