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Résultats prometteurs d’un vaccin contre le VIH

Un vaccin anti-VIH dit mosaïque, qui a le potentiel de protéger les gens contre toutes les souches du virus, a donné des résultats prometteurs dans une série de tests réalisés sur les humains et sur les singes rhésus.

Un texte d'Alain LabelleLes présents travaux publiés dans la revue médicale The Lancet (en anglais) ont montré que ce vaccin expérimental contre le VIH-1 a été bien toléré et a généré de bonnes réponses immunitaires chez 393 adultes de 18 à 50 ans en santé provenant d’Afrique, de Thaïlande, et des États-Unis.

Le traitement a aussi produit une réponse du système immunitaire anti-VIH chez les singes rhésus.

D'autres tests sont en cours afin de déterminer si la réponse immunitaire produite est suffisante pour prévenir l'infection au VIH.

Un virus difficile à cerner

Malgré les nombreux progrès réalisés dans le traitement, il n’existe toujours pas de remède contre le VIH. La mise au point d’un vaccin préventif pourrait, selon les chercheurs, mener à son éradication.

Le présent vaccin est l’un des cinq concepts expérimentaux de vaccins contre le VIH-1 qui ont mené à des essais d'efficacité chez l'humain depuis l’apparition de la pandémie il y a 35 années.

Les précédents vaccins contre le VIH ont été testés dans des régions spécifiques du monde.

Dans cette étude, le chercheur Dan Barouch de l’École de médecine de l’Université Harvard, et ses collègues de plusieurs établissements d'enseignement à travers le monde, ont pris des morceaux de différentes souches du VIH et les ont combinés dans le but de déclencher des réponses immunitaires contre une grande variété de souches de VIH.

L’objectif était de définir le dosage optimal pour passer à des essais cliniques d'efficacité.

Les deux principaux obstacles à la création d’un vaccin sont le nombre élevé de souches du VIH et la capacité de celui-ci à muter rapidement pour échapper aux attaques du système immunitaire.

Les essais actuels visent à améliorer les performances de l'essai RV1447 réalisé en Thaïlande, et qui a montré une protection modeste de 31 %, un pourcentage jugé trop faible pour que le vaccin soit utilisé régulièrement.

D’ici là, il existe actuellement une façon d'éviter le virus, la prophylaxie préexposition (PrEP), qui est prescrite aux personnes non infectées, mais hautement exposées au VIH. Mais contrairement aux vaccins, celui-ci doit être pris régulièrement pour prévenir l’infection.

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