Qu'arrive-t-il à un plant de piment habanero quand vous l'arrosez avec de l'eau salée? C'est ce que se sont demandé les gagnantes de l'expo-sciences du District scolaire francophone du nord-est.

Sarah Pelletier et Maude Landry, de la Polyvalente Louis-Mailloux de Caraquet, ont étudié les effets du stress sur les plants de piment habanero.

« On a choisi deux sortes de stress : arroser avec de l'eau salée et la sécheresse, l'arroser moins souvent, explique Sarah Pelletier. On imposait ces deux stress à notre plante pour savoir comment elle allait réagir, si elle allait augmenter sa capsaïcine, ce qui donne le piquant au piment fort. Ce qu'on a observé c'est que n'a pas changé la concentration de capsaïcine dans le piment, mais le plant a produit 25 pour cent plus de piments. »

Mais d'où vient cette idée d'étudier le piment habanero? À ce chapitre, l'explication est toute simple. « Dans la famille de Sarah, ils mangent assez épicé et ils sont habitués de faire pousser des piments, raconte Maude Landry. C'est de là que l'idée est venue. On a trouvé notre expérience très intéressante et on a découvert de nouvelles choses. »

Elles vont prendre part au volet provincial de l'expo-sciences, le 6 avril prochain, à Moncton. L'an dernier, elles s'étaient rendues à Régina pour prendre part à la finale nationale. Elles avaient remporté la palme, au plan provincial, après voir fait des savons avec trois sortes d'huiles différentes. Elles voulaient constater les effets de l'huile par rapport à ses propriétés.

Près de 200 élèves ont participé

Environ 125 projets ont été soumis par près de 200 élèves de la 6e à la 12e année du District scolaire francophone du Nouveau-Brunswick. Ils étaient rassemblés, jeudi, dans le pavillon sportif du campus de Shippagan pour montrer leurs projets au public et entendre le verdict des juges.

« Une grosse partie de l'évaluation c'est la partie scientifique, qui vaut 50 pour cent de la note, explique Julie Lévesque, agente pédagogique au District scolaire francophone nord-est. On se demande aussi si le projet est authentique et créatif et on évalue également la communication orale et écrite. »

Elle décrit trois types de projets scientifiques qui ont été présentés. « Ça peut être une expérience: l'élève se pose une question, émet une hypothèse, précise-t-elle. Ça peut être une étude, une recherche qu'ils ont faite à partir d'un questionnement et ça peut être aussi un projet d'innovation; créer quelque chose qui répond à un besoin pour les gens, pour l'humanité. »

Quant aux deux championnes dans la catégorie des écoles secondaires, Sarah Pelletier et Maude Landry, elles souhaitent toutes deux poursuivre des études dans le domaine de la santé.