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Souffler les bougies d’un gâteau et faire don de ses bactéries

Des scientifiques se sont récemment chargés d'élucider une question qui intéressera probablement les personnes ayant une aversion pour les germes. Un fêté transfère-t-il un nombre important de bactéries sur le glaçage de son gâteau d'anniversaire lorsqu'il en souffle les bougies?

Un texte de Marie-Claude Frenette

Afin de le savoir, des chercheurs de l’Université Clemson en Caroline du Sud aux États-Unis ont effectué des tests auprès de 11 individus à trois reprises sur différents jours, soit 33 observations au total.

Il ont demandé aux sujets de l’expérience de souffler des chandelles insérées dans un polystyrène en forme de gâteau recouvert d’une feuille de papier d’aluminium sur laquelle du crémage avait été ajouté. De plus, les prétendus fêtés avaient d’abord mangé de la pizza afin de simuler une séquence « repas suivi d’un dessert »

Selon les résultats obtenus, le glaçage d’un gâteau dont les bougies ont été éteintes par le souffle d’un humain contient 1400 % plus de bactéries qu’une pâtisserie glacée au-dessus de laquelle aucune personne n’a soufflé.

Dans leur étude publiée en mai dernier dans le Journal of Food Research du Centre canadien de science et d'éducation, les chercheurs précisent que l’analyse du glaçage au-dessus duquel les participants avaient soufflé révèle non seulement qu’il contenait un nombre 15 fois plus élevé de bactéries, mais que la gamme de bactéries détectées était 100 fois plus importante.

Une tradition porteuse… de microbes

Les scientifiques soulignent que la tradition d’allumer et souffler des bougies sur un gâteau lors d’une fête ne date pas d’hier.

D’après certaines théories, la pratique remonte à la Grèce antique, époque où elle consistait à apporter des gâteaux ornés de chandelles à la déesse de la chasse Artémis.

D’autres cultures ont également véhiculé l’idée que la fumée des bougies transportait leurs vœux et leurs prières aux dieux. Un compte rendu écrit fait aussi état de chandelles utilisées pour l’anniversaire du comte allemand Ludwig Von Zinzendorf vers la moitié du 18e siècle.

Les chercheurs rapportent que cette coutume est donc désormais bien ancrée dans de nombreux endroits partout dans le monde.

Ces derniers soutiennent que les maladies reliées aux bactéries pathogènes, qui peuvent se répandre rapidement à travers la population, représentent une préoccupation majeure de santé publique dans la société d’aujourd’hui.

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