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Souveraineté du Canada en Arctique : la réponse pourrait provenir de pierres

Des roches prélevées en Arctique pourraient servir de preuves scientifiques devant une commission des Nations unies qui doit déterminer l'étendue du territoire canadien dans le Grand Nord.

Des chercheurs de l'Institut océanographique de Bedford, en Nouvelle-Écosse, étudient des pierres qui ont été prélevées lors d'une expédition en Arctique l'été dernier.

Ces pierres proviennent du fond de l'océan Arctique, dans des régions hostiles situées aux abords du pôle Nord.

L'été dernier, le plus grand brise-glace canadien, le Louis S. St-Laurent, accompagné du brise-glace suédois Oden, a réalisé une étude dans les dorsales Alpha et de Lomonossov, en Arctique.

Les membres de l'expédition ont extrait 800 kilos de pierres à 1700 mètres de profondeur. Ces échantillons ont ensuite été envoyés en Nouvelle-Écosse pour être examinés.

Prouver l’autorité du Canada en Arctique

La directrice scientifique de l'expédition, Mary-Lynn Dickson, explique que l’objectif est de comprendre l'histoire géologique de l'océan Arctique.

Mais surtout, l'analyse de ces pierres permettra de confirmer que les régions d'où elles proviennent sont le prolongement naturel du plateau continental canadien.

Cette région du monde est convoitée pour ses immenses ressources naturelles et pour ses eaux de plus en plus navigables.

Les preuves étofferont le dossier qui sera soumis à la commission des Nations unies sur les limites du plateau continental en 2018.

Cela fait partie du programme de la convention de l’ONU sur le droit de la mer, ratifiée en 2003 par le Canada.

L'entente permet aux États côtiers de réclamer la souveraineté sur le plancher océanique situé jusqu'à 650 km de leurs côtes, s'ils peuvent démontrer que c'est une extension naturelle de leur territoire.

Selon Mary-Lynn Dickson, il y aura certainement des recoupements et des chevauchements. La Russie et le Canada réclament notamment du territoire commun.

Il faudra de 10 à 15 ans pour que la commission des Nations unies tranche dans le dossier.

En attendant, les scientifiques néo-écossais ont beaucoup de pain sur la planche puisque ces 800 kilos de pierres pourraient peser lourd dans l'avenir du Grand Nord canadien.

Avec les informations de Stéphanie Blanchet

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