Une espèce de gecko nouvellement identifiée abandonne ses écailles pour mieux échapper aux griffes de ses prédateurs, ont découvert des scientifiques allemands.

Un texte d'Alain Labelle

Comment éviter de se retrouver dans le ventre d’un prédateur? Plusieurs lézards sont prêts à perdre leur queue pour ne pas y laisser leur peau, mais le Geckolepis megalepis se sert d’un autre truc pour éviter de devenir une proie facile : y laisser ses écailles.

Ce gecko nocturne endémique de Madagascar est donc plus difficile à attraper. Le prédateur se retrouve ainsi avec des écailles entre les dents, un repas bien moins juteux que la chair fraîche d’un lézard.

En plus d'être faciles à perdre, les écailles de ce gecko sont présentes partout le long des quelque 70 mm de son corps et des 80 mm de sa queue. Elles sont de loin les plus grosses observées chez toutes les espèces de geckos. Les plus longues peuvent même représenter 8 % de la longueur de l'organisme.

Elles sont attachées au reste du corps à partir d’une zone blanche située à leur base. Elles peuvent même se régénérer complètement en seulement quelques semaines sans laisser aucune cicatrice.

Les chercheurs estiment que le processus doit être étudié en profondeur et qu'il pourrait éventuellement aider au traitement des grands brûlés ou des personnes atteintes d’un cancer de la peau.

Le détail de cette découverte est décrit dans la revue PeerJ.