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Taxer les produits malsains pour améliorer la santé

Les taxes sur les produits malsains pour la santé, comme les cigarettes, l'alcool et les boissons gazeuses, présentent une option intéressante afin de réduire l'incidence des maladies non transmissibles (MNT), particulièrement chez les personnes les plus pauvres. C'est du moins ce que démontrent cinq études exhaustives menées à l'international et publiées dans la revue The Lancet.

Un texte d'Alain LabelleLes chercheurs ont analysé les données sur les dépenses, le comportement et le statut socioéconomique de plusieurs sociétés de partout dans le monde.

Leurs travaux montrent que les familles pauvres et non assurées sont plus susceptibles de débourser d’importants coûts en matière de soins de santé en raison de ces maladies. Elles sont aussi plus enclines à renoncer à ces soins que les ménages à revenu plus élevé.

Selon les conclusions des chercheurs, le fait de taxer les produits malsains - qui incluent aussi les croustilles salées et les friandises sucrées - peut mener à des améliorations importantes de la santé des personnes les plus pauvres, particulièrement si les recettes fiscales sont utilisées pour financer des programmes en faveur de l’activité physique chez ces gens ou pour subventionner des produits sains pour la santé.

Chaque année, 40 millions de décès sont imputés aux MNT, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Près de 80 % d'entre eux surviennent dans les pays à revenu faible ou moyen.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, ces maladies sont de loin la principale cause de décès dans le monde. Elles représentent plus de 63 % de la totalité des décès annuels.

Outre la consommation de produits malsains, la sédentarité et l’obésité sont également considérées comme des facteurs de risque associé à ce type de maladies.

L’OMS estime que si les principaux facteurs de risque de MNT étaient éliminés, près des trois quarts des cardiopathies, des accidents vasculaires cérébraux et des cas de diabète de type 2 pourraient être évités, tout comme 40 % des cancers.

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