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Toujours plus de déchets dans l'espace, et plus de dangers pour les missions habitées

Les déchets spatiaux accumulés pendant près de 60 ans d'exploration spatiale suscitent un danger croissant pour les satellites et les missions habitées.

Les participants de la 7e conférence européenne sur les débris spatiaux ont lancé l’alarme mardi, se disant très préoccupés par un problème qui croit sans cesse puisque les débris se multiplient, notamment lorsqu'ils se percutent et se disloquent.

« Aujourd'hui, nous avons dans l'espace environ 5000 objets mesurant plus d'un mètre, 20 000 objets de plus de 10 cm et 75 0000 "balles volantes" d'environ 1 cm », a détaillé Holger Krag, responsable du bureau des débris spatiaux de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Il y aurait aussi 150 millions de pièces d'un centimètre.

Quelque 23 000 pièces sont suffisamment grandes pour être repérées par le réseau de surveillance américain de l'espace (US Space Surveillance Network). Mais la plupart des débris font moins de 10 centimètres de diamètre et ne sont pas repérables. Or, même un débris de la grosseur d'un trombone peut causer de sérieux dommages.

L’ESA reçoit une « alerte collision » par semaine. Une à deux fois par année, chacun de ses satellites doit effectuer des mesures d’évitement.

La Station spatiale internationale (ISS) n'est pas en reste, comme l'explique l'astronaute français Thomas Pesquet depuis la Station.

« La station doit souvent faire des manoeuvres pour éviter les débris, mais a besoin de 24 h pour réagir. Si le temps lui manque, l'équipage devra gagner son refuge, le vaisseau spatial Soyouz, afin de pouvoir quitter l'ISS en cas de collision. Cela s'est produit quatre fois dans l'histoire de l'ISS », a-t-il déclaré.

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