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Trois étudiants de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard créent un détecteur de marijuana

Un groupe d'étudiants en ingénierie de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard a fabriqué un prototype servant à détecter la présence de THC, la principale molécule présente dans la marijuana. Ce détecteur pourrait notamment aider les autorités lors des contrôles routiers.

Un texte de Julien Lecacheur

Pendant deux mois et avec l'aide de leur professeur, Bryce Stewart, Robert Smith et Mason Boerthen, tous trois âgés de 22 ans et étudiants en 4e année d'ingénierie à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, ont travaillé sur le système électrique, la programmation ou encore l'assemblage de leur prototype.

Ce dernier, qui est répond à des normes gouvernementales, permet de dire si oui ou non une personne a consommé de la marijuana. Pour aboutir à ce résultat, il suffit de prendre un échantillon de salive avec un morceau de coton puis de le déposer sur le détecteur.

Bryce Stewart assure que le résultat est très rapide.

Le prototype est au point. Les étudiants réfléchissent néanmoins à une possible amélioration de l'instrument et même à sa future commercialisation.

Une perspective encore à l'étape de projet, mais qui pourrait devenir réalité à quelques mois de la légalisation de la marijuana au Canada, prévue pour juillet prochain. Pour l'instant, aucun détecteur n'existe pour contrôler les automobilistes qui pourraient être tentés de prendre le volant après avoir consommé de la marijuana.

Bryce Stewart et ces collègues ont rapidement vu le potentiel de leur invention.

La force policière de Charlottetown a les mêmes préoccupations. Son chef, Gary McGuigan affirme qu'il attend avec impatience les directives fédérales et provinciales sur la question des contrôles routiers.

À court terme, Bryce Stewart, Robert Smith et Mason Boerthen souhaitent se concentrer sur leurs études. Ils ne renoncent toutefois pas à l'idée de perfectionner et de commercialiser leur prototype.