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Un composé marqueur de la vie sur la Terre détecté dans l’espace

Du Fréon 40 a été détecté pour la première fois dans l'espace interstellaire au sein du gaz entourant une jeune étoile et une comète.

Les traces de Fréon 40, un composé chimique également connu sous le nom de chlorométhane, ont été détectées autour d’un système stellaire en formation situé à quelque 400 années-lumière de la Terre et au sein de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (67P/C-G) dans notre propre système solaire.

Le Fréon 40 est un organohalogène. Sa détection a été rendue possible grâce au réseau ALMA situé au Chili et aux données recueillies par la sonde Rosetta de l’agence spatiale européenne.

Sur notre planète, les organohalogènes sont le résultat de processus organiques au sein d’organismes allant des humains aux champignons.

Ils se composent d’halogènes, tels le chlore et le fluor, liés au carbone et parfois même à d’autres éléments. Il se trouve aussi dans des processus industriels comme la production de colorants et de médicaments.

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Astronomy, cette nouvelle connaissance laisse croire que les astronomes ont peut-être fait fausse route jusqu’à aujourd’hui.

Elle soulève, selon eux, une question importante : est-ce que des molécules susceptibles d’indiquer la présence de vie sur Terre le sont également dans l’espace?

Ces organohalogènes constitueraient peut-être uniquement un élément de compréhension de la chimie impliquée dans l’origine de la vie, mais n’indiqueraient peut-être pas la présence d’une vie existante.

Ainsi, les organohalogènes ne seraient peut-être pas d’aussi bons marqueurs de la vie qu’espéré jusqu’à ce jour.

Détecter la vie extraterrestre

L’étude des exoplanètes dépasse aujourd’hui le stade de la quête de planètes puisque plus de 3600 d’entre elles ont été détectées.

Les scientifiques cherchent maintenant à établir une liste des marqueurs chimiques fiables indiquant la présence de la vie à leur surface.

La détermination des molécules présentes sur cette liste constitue un processus crucial, mais délicat.

« Notre découverte suggère que les organohalogènes figurent probablement parmi les composants de la soupe dite primordiale, tant sur la Terre jeune que sur les exoplanètes rocheuses naissantes », explique Karin Öberg du Centre d’astrophysique Harvard-Smithson.

Un instrument qui a fait ses preuves

Une chose est certaine, le réseau ALMA a montré sa capacité à détecter des molécules présentant un intérêt astrobiologique dans l’environnement de jeunes étoiles et aux échelles de formation planétaire.

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