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Un élément nécessaire à la vie autour d’étoiles en formation

Des traces d'un élément chimique nécessaire à la vie ont été détectées à proximité d'étoiles en formation semblables à notre Soleil, à partir duquel notre système planétaire a évolué. Explications.

Un texte d'Alain Labelle

L’élément en question est l’isocyanate de méthyle. Il s’agit de la toute première détection de cette molécule prébiotique réalisée à proximité de protoétoiles de type solaire.

Cette famille de molécules organiques participe à la synthèse de peptides et d’acides aminés qui, sous la forme de protéines, constituent les éléments de base de la vie telle que nous la connaissons.

Deux équipes européennes d’astronomes ont participé à ces travaux. La détection a été rendue possible grâce au télescope ALMA (vaste réseau (sub-)millimétrique de l’Atacama) situé au Chili.

Cette découverte permet aux astrophysiciens de mieux comprendre les conditions d’émergence de la vie sur Terre. En fait, la Terre et les autres planètes du système solaire se sont constituées à partir des restes de la nébuleuse solaire. L’étude des protoétoiles de type solaire peut donc renseigner les scientifiques sur les conditions qui régnaient à la formation de notre système, il y a plus de 4,5 milliards d’années.

L’élément a été observé au sein du système d’étoiles multiples baptisé IRAS 16293-2422.

Les traces de cet élément chimique ont été localisées au sein des régions internes, denses et chaudes, du cocon de gaz et de poussière qui entoure les jeunes étoiles au tout premier stade de leur existence.

IRAS 16293-2422 est un système multiple composé de très jeunes étoiles, situé à quelque 400 années-lumière de la Terre.

Les résultats indiquent qu’il existe du gaz d’isocyanate de méthyle autour de chacune de ces jeunes étoiles.

« Détecter ces molécules constitue une première étape, et comprendre leur processus de formation représente un pas supplémentaire », explique M. Ligterink.

Cette connaissance laisse à penser que cette molécule (et donc la base des liaisons peptidiques) est certainement présente dans l’environnement proche de la plupart des jeunes étoiles de type solaire.

Le détail de ces travaux est publié dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

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