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Un faucon mécanique pour effrayer les oiseaux à l'aéroport d'Edmonton

Dès juillet, un faucon mécanique se lancera dans le ciel d'Edmonton. Sa mission? Accompagner les avions dans leur envol, afin d'éloigner ses semblables en chair et en plumes de la trajectoire de l'appareil.

« Je mets quiconque au défi de me dire si c'est un oiseau robotisé ou un oiseau réel », lance Justin Quesnel, pilote chez Aerium Analytics, l'entreprise de Calgary qui a couvé le prédateur mécanisé.

Dans sa main se trouve la défense aérienne dernier cri : un drone peint aux couleurs d'un faucon femelle. Plumes, bec, ailes et yeux carnassiers, la version mécanique ressemble à s'y méprendre à l'original.

Et les oiseaux ne seront pas plus habiles que les voyageurs à discerner le vrai du faux, selon M. Quesnel.

« Ils sont programmés pour fuir dès qu'ils aperçoivent un prédateur », explique-t-il. D'où l'intérêt d'utiliser des drones aux parures de faucon pour les éloigner des turbines des avions.

En période d'essai 

Le prédateur mécanique prendra son envol en juillet, pour un projet-pilote qui le rendra maître des cieux surplombant l'aéroport international d'Edmonton jusqu'à l'automne.

Il s'ajoutera à un arsenal déjà imposant pour contrôler la vie sauvage autour de l'aéroport, qui comprend notamment des feux d'artifice, des programmes de déplacement et un vrai faucon, qui se chargent déjà de tenir loin des avions les indésirables du ciel.

De plus, ce faucon mécanique pourrait même se reproduire, selon Aerium Analytics. Confiant du succès de sa créature ailée, l'entreprise rêve déjà de conquérir de nouveaux marchés, là où les cieux ne sont pas encore robotisés.

Selon un reportage de John Robertson

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