Mirabel a maintenant son observatoire astronomique, situé sur une colline du parc régional du Bois de Belle-Rivière, loin des lumières de la ville.

Un texte de Francis Labbé

Le dôme blanc en métal est visible de la route 148 qui passe tout près. L'observatoire, muni d'un télescope à haute définition de 14 pouces, a nécessité un investissement de 115 000 $. Il se trouve dans un parc régional, et donc sera accessible au public dans les prochaines semaines. 

« C'est une très belle acquisition pour le parc du Bois de Belle-Rivière, mais aussi pour toute la région de Montréal », souligne Robert Lamontagne, astrophysicien de l'Université de Montréal et directeur du télescope de l'Observatoire du Mont-Mégantic.

« Il y a peu d'endroits comme celui-ci où on peut observer la nature et aussi le ciel », ajoute-t-il.

L'observatoire est suffisamment loin pour avoir un accès au ciel et voir la voie lactée, ce qui est impossible par exemple du centre-ville de Montréal, estime M. Lamontagne.

« Les gens viennent prendre une marche dans le parc et regardent l'observatoire et se demandent ce que c'est. On crée des étincelles et on intéresse les gens », indique le directeur du parc régional éducatif du Bois-de-Belle-Rivière, Stéphane Michaud.

L'observatoire est alimenté en électricité par une éolienne et des panneaux solaires, ce qui ajoute à l'intérêt scientifique pour les jeunes, soutient M. Michaud.

Louise Ouellette, présidente de la Fédération des astronomes amateurs du Québec, se réjouit de la création de cet observatoire. « C'est du matériel professionnel qui sera ouvert au public », dit-elle.

Mme Ouellette affirme aussi que lors d'événements astronomiques médiatisés, comme une éclipse solaire (prévue le 21 août 2017), les amateurs se regroupent et viennent gonfler les rangs des clubs d'astronomie de la province.

La Fédération compte actuellement une quarantaine de clubs au Québec, et près de 2300 membres.